Afrique: Performances économiques - Quand Ouattara hisse la Côte d'Ivoire au sommet du monde

Le président Alassane Ouattara
2 Décembre 2021

Le pays d'Alassane Ouattara continue d'étonner positivement le monde. Sur le plan économique, les différents rapports des agences de notation financière le confirment. Cette bonne santé vient d'être confirmée par l'édition 2021 du Prosperity Index (Indice mondial de la prospérité), qui est une évaluation faite chaque année par le think tank britannique, Legatum Institute.

Selon cette étude, entre 2011 et 2021, la Côte d'Ivoire a gagné 24 places dans le classement des pays les plus prospères au monde, soit la plus forte croissance dans le domaine. Le pays d'Alassane Ouattara est celui qui a le plus accru sa prospérité dans le monde au cours des 10 dernières années. Dans le classement 2021 en Afrique subsaharienne, elle est 15e et occupe la 3e place de la zone francophone derrière le Sénégal et le Bénin.

Cette étude, il est bon de le rappeler, évalue la prospérité de 167 pays à travers le monde en comparant leurs performances dans trois domaines que sont l'inclusivité des sociétés, l'ouverture des économies et l'autonomisation des peuples. Les performances dans ces trois domaines se basent sur 12 piliers essentiels que sont : la sûreté et la sécurité ; les libertés individuelles ; la gouvernance ; le capital social ; le climat de l'investissement ; les conditions d'entreprise ; les infrastructures et l'accès au marché ; la qualité économique ; les conditions de vie ; la santé ; l'éducation et enfin l'environnement naturel. Ces douze piliers reposent à leur tour sur 67 éléments d'évaluations distincts.

A l'analyse de ces éléments, il ressort qu'entre 2011 et 2021, le pays des Eléphants a amélioré ses indicateurs que n'importe quel autre pays dans le monde. D'après le rapport, il a " enregistré des améliorations majeures dans tous les piliers, à l'exception de la liberté individuelle et de l'environnement naturel ". Les progrès les plus importants ont été observés dans le domaine de la qualité économique, où le pays a progressé de 54 places depuis 2011, " les exportations de produits manufacturés de haute technologie ayant plus que doublé par rapport aux exportations totales ".

Au total, le pays est passé de la 144e place mondiale des pays les plus prospères au monde en 2011, à la 120e place en 2021. Dans le rapport Doing Business 2020, la Côte d'Ivoire avait aussi fait des progrès significatifs. Le pays a amélioré son rang de 67 places en passant de la 177e place, en 2013, à la 110e en 2019.

Doing Business 2020 est une publication phare du Groupe de la Banque mondiale. C'est une série de rapports annuels mesurant les réglementations favorables et défavorables à l'activité commerciale. Dans son édition 2020, l'indice de la Fondation Mo Ibrahim montre que la Côte d'Ivoire est passée de la 22e à la 18e place. Elle compte ainsi parmi les pays qui ont le plus progressé en Afrique au cours de la décennie 2010-2020.

L'indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine mesure, chaque année, " les performances de gouvernance dans les 54 pays africains ". Notamment, dans quatre catégories : sécurité et État de droit, participation et droits de l'Homme, opportunités économiques durables et développement humain.

Malgré la morosité de l'environnement socio-économique mondial, la Côte d'Ivoire continue de jouir d'une bonne réputation auprès des agences internationales de notation souveraine. En effet, dans son dernier rapport sur le pays, l'agence de notation américaine Fitch Ratings a relevé la note du pays dirigé par Alassane Ouattara, en lui attribuant, le 16 juillet dernier, la note BB- avec perspective stable, contre " B+ " avec perspective positive précédemment.

Cette amélioration de la note du pays fait de la Côte d'Ivoire le troisième pays africain le mieux noté par l'institution derrière respectivement le Maroc et le Botswana. Cette notation intervient peu après celle de l'agence Standard and Poor's, qui avait elle aussi rehaussé la note souveraine du pays à BB- avec perspective stable, le classant ainsi à la 2e place parmi les pays d'Afrique subsaharienne les mieux notés, juste derrière le Bostwana (BB+) et au même niveau que l'Afrique du Sud.

Dans chacun des cas, les raisons ayant motivé les améliorations de la note souveraine de la Côte d'Ivoire sont la résilience de l'économie du pays malgré les différentes crises sociales, économiques ou sanitaires qui l'ont touché. Grâce à de bonnes politiques publiques, et à des efforts accrus de consolidation budgétaire à moyen terme, couplés à des investissements ambitieux, la Côte d'Ivoire a ainsi réussi à obtenir de bonnes performances économiques ces dernières années.

La robustesse et la stabilité du cadre macro-économique ainsi qu'un environnement socio-politique apaisé, comme l'atteste la bonne tenue des élections législatives le 6 mars dernier, avec la participation de toutes les forces politiques, ont également motivé la revue à la hausse de la note souveraine du pays des Eléphants. Des performances qui lui confèrent également un rôle moteur au sein de l'UEMOA. La Côte d'Ivoire qui est notée Ba3 par l'agence Moody's, s'inscrit désormais dans le cercle des notations de catégorie " Double B " auprès des trois plus grandes agences internationales de notation. Sur le continent africain, seuls 4 pays se situent dans cette catégorie.

Il s'agit du Maroc, de la Namibie, de l'Afrique du Sud et de la Côte d'Ivoire. Mais parmi ces pays, la Côte d'Ivoire est le seul à ne pas souffrir d'une perspective négative sur l'une de ses notations. Les points à améliorer Cependant, le climat politique et social, marqué récemment par le retour au pays de l'ancien président Laurent Gbagbo et le secteur sécuritaire restent des points de vigilance qui méritent toute l'attention des autorités, indiquent également les agences.

De même, les autorités doivent faire des efforts pour assurer la répartition équitable des richesses créées au cours des dernières années. Bien que la pauvreté ait reculé dans le pays passant d'un taux de 46,3% en 2015 à 39,4% en 2020, selon la Banque mondiale, le nombre de pauvres a augmenté dans les zones rurales, avec un bond de 2,4% sur la même période.

Une tendance que les autorités souhaitent inverser grâce à de nouveaux investissements annoncés dans des secteurs sociaux clés comme la santé, l'éducation ou l'emploi et prévus pour la période 2021-2025. Ces ressources seront entièrement consacrées aux priorités du gouvernement ivoirien, dans le cadre du nouveau Plan national de développement (PND) 2021-2025.

Le troisième Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) signé le 27 octobre 2021 entre le ministre français de l'Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, et son homologue de la Côte d'Ivoire, Adama Coulibaly, d'un montant de 751 milliards FCFA devrait permettre de résoudre ces difficulté.

Car ce dispositif va financer d'importants programmes sociaux avec une attention particulière à la jeunesse, au travers des programmes pour l'éducation, la formation et l'emploi, mais aussi le secteur de la santé. Des projets en matière de développement urbain et d'agriculture sont également prévus.

Ce troisième C2D montre l'engagement de la Côte d'Ivoire et de la France à protéger l'environnement et à répondre aux défis de la transition écologique, tout en renforçant le développement équilibré du territoire. Enfin, l'appui à la gouvernance des institutions publiques, notamment financière, constituera une autre priorité des autorités ivoiriennes.

Tout cela a été rendu possible grâce au leadership du Président de la République. Grâce à lui, la Côte d'Ivoire qui était dans le gouffre en 2011, lorsqu'il prenait les rênes du pouvoir, a su se repositionner sur l'échiquier mondial. Le pays est devenu aujourd'hui fréquentable. En témoigne le trafic enregistré au niveau de l'aéroport international d'Abidjan.

La plus importante plateforme aéroportuaire du pays a en effet connu une hausse sensible durant les 6 premiers mois de l'année. Une bonne nouvelle suite aux incertitudes engendrées par la Covid-19 durant l'année 2020. Ainsi, le nombre de passagers commerciaux a augmenté de 44,4% pour atteindre 584 512 voyageurs à fin juin 2021. L'ouverture des frontières aériennes consécutive à une maîtrise de la gestion de la pandémie par les autorités ivoiriennes a changé la donne.

Selon Sika Finance, l'évolution à la hausse du nombre de passagers commerciaux concerne aussi bien les passagers à l'arrivée (+48,4% à 288 513) que les passagers au départ (+40,5% à 295 421). Le nombre de passagers en transit direct a également suivi la même tendance (+43% à 49 631). Parallèlement, le fret a connu une hausse de 22,8% à 15 453 tonnes de marchandises sur le premier semestre 2021.

Explication a été donnée que cette embellie au niveau du transport aérien concerne l'ensemble des dessertes, notamment le trafic national (+102,2%), le trafic vers les autres pays de la CEDEAO (+55,1%), le trafic vers les pays européens (+34,2%) ainsi que le trafic vers le reste de l'Afrique (+29,7%).

Malgré cette amélioration notable du trafic, le transport aérien en Côte d'Ivoire demeure en deçà de sa performance d'avant la crise sanitaire. Le nombre de passagers commerciaux enregistrés au premier semestre 2019 était ressorti à 947 403 contre 885 042 passagers à la même période en 2018. Alassane Ouattara a remis ses compatriotes au travail pour le grand bonheur des Ivoiriens.

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