Sénégal: Les revenus générés par le secteur extractif haussent de 24,16 milliards de FCfa en 2020

Le secteur extractif sénégalais a généré 185,20 milliards de francs Cfa de revenus en 2020. 167,75 milliards du total de ces revenus sont affectés au budget de l'Etat. Les secteurs miniers et pétroliers ont respectivement contribué à ces revenus à hauteur de 162,85 milliards et 16,07 milliards au moment où la contribution totale des paiements sociaux et environnementaux s'élève à 6,28 milliards de francs Cfa.

Les revenus générés par le secteur extractif sénégalais ont connu une hausse de 24,16 milliards de francs Cfa (15,6%) par rapport à l'année 2019. En effet, les revenus obtenus en 2020 s'élèvent à 185,20 milliards de francs Cfa. Cette hausse s'explique par un certain nombre de facteurs. Il s'agit des revenus du secteur minier qui sont en hausse de 30,68 milliards de francs Cfa, passant de 132,17 milliards en 2019 à 162,85 milliards en 2020.

Cette hausse de 30,68 milliards des revenus du secteur minier est occasionnée, entre autres, par la bonne tenue des productions d'or, de minéraux lourds et la hausse des cours mondiaux de ces produits miniers ; et les paiements au titre de la taxe sur ciment, instituée par le décret n°2020-986 du 24 avril 2020, et qui a généré 7,5 milliards de FCFA.

Elle est également relative à l'évolution des paiements perçus par la Direction générale des douanes (Dgd) au titre des droits de douane qui ont évolué de 7,4 milliards de FCFA, (certaines entreprises étant en phase de développement/construction ont augmenté leurs volumes d'importation).

Par ailleurs, il ressort du rapport Itie Sénégal 2020, que les revenus du secteur des hydrocarbures sont en baisse de 6,51 milliards de francs Cfa, passant de 22,58 milliards de francs Cfa en 2019 à 16,07 milliards de francs Cfa en 2020.

Cette baisse s'explique, selon le rapport, par l'absence de recettes exceptionnelles similaires à celles payées en 2019 qui étaient principalement le paiement de la deuxième tranche de financement de la construction de l'Institut national du pétrole et du gaz effectué par la société Total E&P pour un montant de 10 millions de USD (5,91 milliards de FCFA) au profit de l'Etat du Sénégal (conformément à l'article 19.6 du Contrat de recherche et de partage de production d'hydrocarbures du bloc Ultra Deep Offshore (Udo) et des paiements effectués par la société Kosmos Energy en 2019, relatifs à des redressements fiscaux d'un montant de 5,21 milliards de FCFA.

Le rapport souligne que le secteur minier artisanal a été affecté négativement par la pandémie à Covid-19 avec la suspension des activités d'orpaillage suite à l'arrêté du Gouverneur de la région de Kédougou en date du 25 mars 2020. La reprise des activités n'a été permise que le 02 novembre 2020 suite à un arrêté d'abrogation du précédent arrêté, confie le document.

A l'en croire, les revenus générés par le secteur extractif en 2020 ont été affectés à 90,58% au Budget de l'Etat. Le reste des revenus, dit-il, est réparti entre le compte d'exploitation de la société nationale Petrosen, les fonds propres des organismes collecteurs, les fonds revenant à l'Uemoa et à la Cedeao, et les dépenses sociales et environnementales.

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