Afrique du Sud: Le rapport qui enfonce Zuma

En haut : Cour constitutionnelle, en bas à gauche : logo de la Commission d'enquête Zondo, en bas à droite : l'ancien président Jacob Zuma.

La Commission anti-corruption a remis mardi au président Cyril Ramaphosa les conclusions de ses trois années d'enquête sur les soupçons de corruption et de fraudes de son prédécesseur.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a reçu mardi au cours d'une cérémonie retransmise en direct à la télé le rapport d'enquête sur les soupçons de corruption et de fraude au sein des services de l'Etat sous le règne de Jacob Zuma entre 2009 et 2018. Pendant trois ans, le juge Raymond Zondo et sa commission ont mené des auditions au sein des entreprises et établissements publics et auprès des frères Gupta, une famille d'origine indienne prospère sous l'ancien régime, aujourd'hui en fuite vers les Emirats arabes unis. Ce premier rapport de 900 pages conclut à une confiscation de l'Etat par l'ancien président et ses alliés.

Selon les enquêteurs, l'ancien chef de l'Etat et ses proches ont fait main basse sur les biens de l'Etat. Notamment la compagnie aérienne publique South African Airways et de ses filiales, la South African Revenue Service, l'administration fiscale, et The New Age, un journal appartenant à la famille Gupta, où ils se sont enrichis en abondance. " La capture d'Etat a endommagé la confiance que les gens ont dans l'État de droit, dans les institutions publiques, dans les forces de l'ordre et plus largement dans le processus démocratique. C'est pourquoi le travail de cette commission est si essentiel ", a déploré président sud-africain.

Cyril Ramaphosa qui a qualifié cet événement de " décisif " pour l'Afrique du Sud, dit prendre ce rapport au sérieux et promet de traduire en actes les recommandations de la Commission Zondo. " Peu importe qui est mis en cause, nous ferons appliquer les recommandations. Les gens de ce pays ne peuvent pas avoir traversé ces quatre années pour finalement s'attendre à ce que les recommandations ne soient pas appliquées ", a-t-il indiqué. Les dernières parties du rapport sont attendues en fin février prochain et l'ensemble du document devra être soumis au parlement avant la fin du mois de juin 2022.

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