Niger: Le gouvernement s'exprime sur l'affaire des détournements de fonds à la Défense

Une vidéo a été publiée, ce jeudi 6 janvier 2022, sur le compte Twitter de la présidence. Un audit des dépenses du ministère de la Défense nationale avait révélé en 2020 que des dizaines de milliards de francs CFA avaient été détournés " via " des surfacturations, de fausses factures ou des commandes non livrées. L'Agence judiciaire de l'État avait donc lancé une procédure judiciaire.

La semaine dernière, une ordonnance du doyen des juges a révélé que l'État a finalement renoncé à se porter partie civile, suite à des tractations qui lui ont permis de recouvrer les sommes détournées. Une décision qui a soulevé l'indignation d'une partie de la société civile et de l'opposition.

Clarification

Après plusieurs jours de silence, le gouvernement a souhaité clarifier sa position. Grâce au recouvrement des fonds, le volet civil de la procédure judiciaire est bouclé, selon Tidjani Idrissa Abdoulkadri, porte-parole du gouvernement : " Ces 12 milliards ont été recouvrés et donc, contrairement à la procédure, l'État ne s'est pas constitué partie civile. Donc, il n'y a aucune intention du gouvernement d'éteindre l'affaire. Contrairement à ce que les gens pensent, c'est bel et bien le gouvernement qu'il faut saluer dans sa volonté d'assainir et de combattre la corruption et toutes les malversations. "

Certains se sont indignés au Niger de ne pas voir les suspects poursuivis pour leur forfaiture. Le porte-parole du gouvernement rappelle que la procédure pénale, elle, est loin d'être finie : " Cette notification ne veut pas dire que la procédure judiciaire s'arrête. Bien au contraire, le dossier est toujours devant les tribunaux et la procédure va suivre son cours. Et les personnes qui sont concernées feront l'objet d'une décision de justice qui va intervenir. La question d'un procès, c'est du ressort de la justice. Nous sommes dans une démocratie avec une séparation claire du pouvoir et c'est la justice qui donnera la suite qu'il convient au dossier. "

Deux ans d'emprisonnement

Cinq des principaux fournisseurs du pays sont soupçonnés d'atteinte à l'accès d'égalité des candidats devant les marchés publics et risquent deux ans d'emprisonnement.

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X