Cameroun: Transporteurs d'Olembe - En attendant le recasement...

Les agences restent scellées depuis la sortie de la Communauté urbaine le 4 janvier dernier.

Pas d'agitation ce jeudi à Tongolo. Ce lieu souvent très mouvementé par les entrées et sorties de bus et cars de transport en partance pour la région de l'Ouest, les départements du Mbam et Inoubou ou de la Lekié, est plongé dans le calme. Devant chaque agence les bus portent encore les sabots posés par la Communauté urbaine le 4 janvier dernier.

Au niveau de l'agence Charter Voyages, le caissier est aux abois. Difficile de lui adresser la parole. Les mains posées sur sa tête, il est visiblement dépassé par tout ce qui arrive. " Vous pouvez imaginer le manque à gagner que nous avons ", lance-t-il, énervé. A quelques mètres de ce stationnement, se trouvent les locaux de l'agence. Clément Djeumou, chef d'agence se sent abandonné. " Depuis trois jours nous souffrons. L'activité est paralysée. Sur une flotte d'une dizaine de véhicules, plus de la moitié a été scellée ", confie-t-il.

L'action de la municipalité intervient pourtant après plusieurs avertissements. Les transporteurs avaient été sommés de quitter les lieux avant le 17 décembre 2021 et de se déporter vers le site de recasement d'Olembe. Et visiblement, c'est cette délocalisation pose problème chez les transporteurs. D'après le chef d'agence, le site n'est, non seulement pas aménagé et en plus, l'espace attribué à chaque agence est réduit. " Ils viennent nous sortir des agences construites sur 1000 mètres carrés pour nous mettre dans des stands de cinq mètres sur 10.

Un espace où on ne peut garer qu'un seul véhicule ", relève-t-il. Entre-temps, plusieurs passagers ignorants de la situation sont perdus et désorientés. Néanmoins, les agences ont trouvé une solution bien que pénible selon eux. " Nous les rassemblons ici et avec les quelques véhicules qui nous restent, nous les transportons vers nos bus stationnés dans un endroit vers la sortie de la ville ", confie Djeumou.

A la Communauté urbaine de Yaoundé, Marie-Solange Mbang Efon, directeur de l'Urbanisme, de l'Architecture et du Cadre de vie, reste ferme. " Ils doivent partir de là. Un espace leur est attribué et même s'il n'est pas totalement aménagé, les transporteurs peuvent quand même l'occuper ", indique-t-elle. Effectivement. Le site de cinq hectares à Olembe est en plein travaux. Sur les lieux, deux postes de police, une infirmerie, et une vingtaine de hangars destinés à chaque agence sont en construction pour certains et en réfection pour d'autres. Alain Moussa Tsoungui, chef des chantiers de postes de police et de l'infirmerie indique qu'il livrera ses travaux d'ici le 14 janvier.

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