Burkina Faso: 15 octobre 1987 - " Si Thomas Sankara ne m'avait pas envoyé, je serait mort ", dixit feu Salifou Diallo

11 Janvier 2022

Le procès Thomas Sankara a repris hier 10 janvier 2022 au tribunal miliaire. Les témoin Aziz Fall et Thierry Secrétan, un journalise francais ont fait leurs déposition en ligne, à dire en Visio-conférence. Le procès-verbal de feu Salifou Diallo, chef de cabinet de Blaise Compaoré au moment des faits.

Le procès-verbal de Salifou Diallo, chef de cabinet du ministre d'Etat en charge de la Justice, Blaise Compaoré au moment des faits a été lu. En effet, l'ex- président de l'Assemblée nationale a été entendu dans l'après-midi du 14 janvier 2016 par le juge d'instruction, soit moins d'un an avant son décès le 19 aout 2017 à Paris en France. Avant de revenir sur les évènements du 15 octobre 1987, le défunt le témoin a fait observé qu'entre le 23 e le 26 septembre 1987, il dit avoir effectué une mission avec le président Thomas Sankara à Addis Abdeba en Ethiopie.

Au cours de cette mission, le président Sankara l'avait instruit d'élaborer un document dont les quatre axes principaux devraient la création parti politique la réorganisation des Comités de défense de la Révolution (CDR) en communauté de base non armée, et le dernier axe, est de mentionner que moi Salifou Diallo en serait le secrétaire à l'organisation du future parti politique. Ce document a été écrit en 16 page a été transmis au président Thomas Sankara le 4 octobre 1987 qui l'a amendé. Une fois les observations intégrées, le document encore une fois été envoyée au président Sankara, après l'avoir reçu, a dit d'en faire deux copies, de remettre une copie à Blaise Compaoré pour qu'il apporte ses amendements, de garder l'autre copie et que lui-même allait garder l'original. Pour revenir aux évènements du Le 15 octobre 1987, il s'apprêtait à se rendre au Conseil de l'entente pour une rencontre présidée par Thomas Sankara. Etant la voiture de Fréderic Kiemdé la secrétaire de Blaise Compaoré l'a appelé pour lui dire que le président du Faso, Thomas Sankara voulait lui parler au téléphone.

" Blaise Compaoré il m' dit que si tu répètes ça quelque part, même avec toute l'armée du Burkina Faso, je ne pourrai pas te protéger "

C'est ainsi qu'il lui a dit de passer chez Blaise Compaoré pour prendre le document avec les observations de Blaise Compaoré. Ce jour-là, Blaise Comapaoré avait prévenu qu'il serait absent pour des raison de maladie. A moto, il se rend au domicile de Blaise Compaoré pour faire la commission de Blaise Compaoré. Arrivé, au domicile dernier, il s'est fait annoncer avant d'être le maitre des lieux qui a tenu à lui expliquer ses observations en lien avec le document qui lui avait été transmis quelques jours plus tôt. A la 3e page, il y a des coups de tirs ont été entendus. Blaise Compaoré lui a demandé si c'était des coup de feu mais il s'est abstenu de répondre. Et les coups de feu ont repris de plus belle. " Ce qui m'a intrigué, c'est que Blaise Compaoré m'informe que c'est la garde de Thomas Sankara tirait sur sa sécurité rapprochée alors qu'il venais de me demander si c'était des tirs. ", avait confié Salifou Diallo au juge d'instruction.

Etant chez Blaise Compaoré, une voiture est venue en trompe avec à son bord, Amidou Maiga son chauffeur. Après une brève conversation avec Blaise Compaoré l'instruit chercher Etienne Traoré et Gabriel Tamini.A la question du juge de savoir si la thèse d'une tentative d'arrestation qui a mal tourné qui occasionné la mort du président Thomas Sankara, le défunt témoin avait confié au juge. " J'ai cru à cette thèse jusqu'au jours où Blaise Compaoré m'envoie pour remettre main à main une enveloppe a un chef d'Eta de la sous-région. Apres lecture, ce dernier s'exclamer en ces termes. " c'est ce qui t'arrives lorsque tu t'attaque à un vieillard. Il reste le Batard d'Accra. De retour, j'ai le compte rendu à Blaise Compaoré il m' dit ceci. " Si tu répètes ça quelque part, même avec toute l'armée du Burkina Faso, je ne pourrai pas te protéger " .

Et de préciser qu'il n'y avait pas de dérive droitière du CNR contrairement à ce qui était distillé car Thomas Sankara était un révolutionnaire dans l'âme.

" Si Thomas Sankara ne m'avait pas envoyé, je serai mort avec Fréderic Kiemdé ", a-t- il dit. Il a aussi expliqué que Blaise Compaoré était son patron administratif mais ils ne parlaient jamais d'idéologie. Par contre, il avait des discutions politique avec Thomas Sankara et il écrivait de temps en temps les discours de Thomas Sankara et son patron Blaise Compaoré le savait. Il a aussi indiqué qu'il n'pas écrit le communiqué lu par les militaires le 15 octobre 1987. Ils l'avaient déjà lorsque sont arrivés au conseil. Idem pour le discours de Blaise Compaoré du 19 octobre 1987. D'ailleurs, il dit avoir vu Herman Yaméogo chez Blaise Compaoré ce jour. " J'ai oublié de mentionné quelque chose. Le 17 octobre 1987, j'étais au Conseil pour une réunion. A, Maiga le chauffeur de Blaise Compaoré et Nabié N'Soni m'ont tiré de côté et ont demandé ce que mon nom faisait sur un cahier de présence. Je leur répondu que je devrait prendre part à ladite rencontre, mais je n'y ai pas été. Maiga m'a dit Parent tu eu la chance. ", peut -on lire dans les procès verbale de feu Salifou Diallo.

Salifou Diallo a été vu en train de fouiller le bureau de Thomas Sankara

Il faut dire qu'avant la lecture de la déposition de Salifou Diallo, le tribunal a procédé à l'audition des témoins cités par la partie civile en visio-conférence. Le premier témoin fut Aziz Fall Salmone. Il fait partie de ceux qui ont lutté pour que la lumière soit faite sur les circonstances de l'assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons d'infortune, puisqu'il fait partie de la coordination internationale de la campagne " Justice pour Thomas Sankara ". Il fait sa déposition depuis Dakar au Sénégal. Le témoin dit avoir fait des investigations sur les évènements du 15 octobre 1987 ayant coûté la vie à Thomas Sankara et ses douze compagnons d'infortune. Aziz Fall Salmone dit avoir subi des intimidations et des tentatives de corruption dans sa lutte.

A l'entendre, il ne connaît pas l'auteur de la tentative de corruption mais aurait appris, par la suite, qu'il s'agissait d'un homme d'Affaires camerounais qui connaissaient Blaise Compaoré et Salifou Diallo. Le témoin a souhaité que la déposition de feu Salifou Diallo soit lue, car, selon lui, elle constitue une pièce maîtresse de l'affaire. " Salifou Diallo était l'alibi de Blaise Compaoré le jour du 15 octobre 1987 ", a-t-il dit. En effet, selon Blaise Compaoré, il était souffrant du paludisme le 15 octobre 1987, et était en compagnie de Salifou Diallo. Pourtant, selon le témoin, des Libériens ont affirmé avoir vu Blaise Compaoré au Conseil de l'entente au moment des faits. Le témoin confie l'avoir rencontré à Dakar.

En 2004, Salifou Diallo le contacte parce que malade et ayant peur pour sa vie, et lui parle d'un document qui lui aurait été volé durant un sommet France-Afrique et qui évoquerait clairement le complot qui a abouti à l'assassinat du père de la révolution. Ce document qui, selon le défunt, prouvait que le coup d'Etat avait été orchestré par la France, devait le dédouaner et il était à sa recherche. Mais le témoin affirme avoir des doutes sur la sincérité de Salifou Diallo. " Il semblait dégager sa responsabilité ", a-t-il indiqué.

Il ajoutera qu'il a été très actif le jour du 15 octobre 1987, puisqu'il faisait des va- et vient- entre le Conseil, la Radio nationale et le domicile de Blaise Compaoré. Toujours selon le témoin, Salifou Diallo a été vu en train de fouiller le bureau de Thomas Sankara. Dans son témoignage, Aziz Fall fait savoir qu'avant le 15 octobre, il y avait deux complots. Le premier avait pour objectif de semer la zizanie dans le camp du président Thomas Sankara, et le second concernait le complot de 20h. Le témoin a par ailleurs confié que depuis 1986, le torchon brûlait entre la France et le Burkina Faso, à cause de certaines prises de position du président Sankara. Il évoque également la rencontre de Blaise Compaoré, le 7 octobre 1987, avec des Français. Plus loin, le témoin affirme que Blaise Compaoré s'était rendu à Accra, le 12 octobre 1987, pour demander la libération de Charles Taylor à Jerry Rawlings.

" Blaise avait une frustration du fait que Sankara était le numéro 1 "

Après Aziz Fall Salmone, c'est Thierry Secretan qui a juré de dire la vérité sur ce qu'il sait de l'assassinat du président Thomas Sankara. Il est photographe et réalisateur français. Il a dit n'avoir pas d'informations de première main sur les événements du 15 octobre 1987, puisqu'il n'était pas à Ouagadougou. " Les informations que j'ai, ne sont pas de nature nouvelle. Elles viennent principalement de Jerry Rawlings, avant et après les événements ", a-t-il déclaré.

Le témoin dit avoir fait la connaissance du président Thomas Sankara à la suite de son discours tenu à Bobo-Dioulasso, à l'occasion de la visite de John Jerry Rawlings, le 17 février 1984. Dans ce discours, Sankara a fait une confession publique en évoquant l'aide "clandestine " précieuse dont le Burkina Faso a bénéficié pour l'avènement de la révolution de la part du président ghanéen. Chose que le président Jerry Rawlings n'a pas appréciée. " Rentré aussitôt le 18 février à Accra, il m'a dit de revenir à Ouagadougou avec son ministre des Affaires étrangères, Obed Assamoah, afin de demander à Thomas Sankara de revenir sur ce qu'il a dit ", relate le témoin.

A l'entendre, Sankara aurait refusé de se livrer à cet exercice. Le ministre Obed Assamoah est retourné à Accra. Resté à Ouagadougou, Thierry Secretan dit avoir insisté, mais le capitaine Sankara est resté sur sa position. Pour le témoin, le rôle de Jerry Rawlings dans la prise du pouvoir de Thomas Sankara n'a pas échappé aux agences de renseignement des puissances occidentales. D'après lui, toutes les tentatives de déstabilisation contre Jerry Rawlings ont été facilitées par la France.

Il a confié que les camions qui ont convoyé le commando depuis la ville de Pô (Sud du Burkina) jusqu'à Ouagadougou, le 4 août 1983, ont été envoyés à Blaise Compaoré par Rawlings. Cette aide " clandestine " du président ghanéen inquiétait Houphouët Boigny de la Côte d'Ivoire et Eyadema Gnassingbé du Togo. La visite de Thomas Sankara à Accra, 15 jours avant son assassinat, a aussi été évoquée par le témoin. Selon le témoin, il était allé au Ghana pour évoquer la question des syndicats avec Jerry Rawlings. Mais la question de la dissension avec Blaise Compaoré et Thomas Sankara revenait sans cesse dans les questions du président ghanéen.

En réponse, Thomas Sankara disait toujours qu'il pouvait gérer la situation. " A plusieurs reprises, Thomas Sankara a refusé la médiation de Jerry Rawlings ", a-t-il confié. Pour le témoin, cette passivité était un " suicide programmé de la part de Thomas Sankara ". Dans son récit, un journaliste lui aurait confié qu'il a dit à Thomas Sankara que Blaise Compaoré préparait un coup contre lui, et Thomas Sankara lui aurait répondu que " s'il veut prendre le pouvoir, qu'il le prenne. Il a des fusils contre moi. Moi, je ne ferai rien contre lui ".

A la question de Me Prosper Farama, avocat de la partie civile, de savoir si l'assassinat de Thomas Sankara était un acte d'éléments incontrôlés, Thierry Secretan affirme avoir évoqué la question avec Jerry Rawlings. A l'en croire, pour ce dernier, il n'y a aucun doute qu'il s'agissait d'un complot organisé par Blaise Compaoré. " S'il s'agissait d'arrêter la seule personne de Thomas Sankara, les soldats n'auraient pas abattu les douze compagnons du président ", a-t-il dit.

Selon Me Farama, le mobile, dans l'assassinat de Thomas Sankara, était la conquête du pouvoir. Mais quel a été l'élément déclencheur ? Interroge-t-il. A cette question, le témoin répondra que " certainement que Blaise avait une frustration du fait que Sankara était le numéro 1 alors que c'est lui qui l'avait sorti de prison en 1983. Si Blaise avait été fidèle au credo révolutionnaire, il aurait dû reprendre le flambeau et mettre aux arrêts les auteurs de l'assassinat de Sankara ".

Quant à Ferdinand Nzepa, lui aussi avocat de la partie civile, il a évoqué le nom de François Hauter, journaliste du journal Le Figaro. Celui-ci aurait déclaré, lors d'une conférence à Dakar, avoir été manipulé en 1987 par les autorités françaises. Il aurait fait part à Guy Penne (Conseiller pour les affaires africaines de François Mitterrand) de son projet de se rendre à Ouagadougou pour réaliser un reportage sur la révolution. Guy Penne lui aurait remis un dossier compromettant sur Thomas Sankara. Le dossier évoque des tortures, des assassinats sous la Révolution où Vincent Sigué est présenté comme quelqu'un qui torture les gens de façon inhumaine.

A la sortie, François Hauter a donc dépeint un tableau assez sombre du Burkina et il a reconnu, lors de la conférence, qu'il a été manipulé par les services secrets français. " Je considère scandaleux de le faire, lamentable de le raconter et méprisable de venir dire que j'ai été manipulé ", rétorque Thierry Secretan. " Guy Pen qui est de gauche, qui remet un dossier compromettant à un journaliste pour qu'il écrive dans un journal de droite : c'est d'un classique et d'un ridicule inachevé ", a-t-il conclu. L'audience s'ouvre aujourd'hui avec la présentation des pièces à conviction.

Encadré 1

Extrait du discours de Thomas Sankara évoqué par le témoin Thierry Secretan

" Avant d'être chef de l'Etat du Ghana, J.J Rawlings est d'abord Africain, Africain avec nous, parmi nous, pour nous. En effet, J.J Rawlings est un des nôtres, intimement mêlé à notre lutte, lié à notre combat. Comme démonstration de cette liaison révolutionnaire et dynamique entre ce frère ghanéen et nous-autres, des contacts nombreux, fréquents mais clandestins ont existé entre lui et nous depuis fort longtemps, mais essentiellement après le 17 mai. C'est lui qui a été un des rares chefs d'Etat à croire encore en la possibilité, pour la Haute-Volta révolutionnaire, de continuer sa lutte. Il a osé nous soutenir de toutes ses forces militaires, politiques et diplomatiques, il a osé combattre lui-même personnellement à nos côtés, nous assistant de ses conseils, de son soutien efficace, de ses analyses clairvoyantes et nous avons effectué des voyages nombreux au Ghana. Dans la clandestinité certes, mais avec la conviction que nous combattions pour notre peuple. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois avec J.J Rawlings. Malgré les pressions diverses qui pesaient contre lui, les menaces, les chantages, Rawlings n'a jamais cédé et il a tout mis en œuvre pour que la révolution triomphe en Haute-Volta. Il a osé sacrifier une partie du Ghana pour la Haute-Volta."

Encadré 2

Me Prosper Farama, à propos des témoignages et du contenu du procès-verbal d'audition de Salifou Diallo

"A travers ces témoignages, nous voulons montrer l'excroissance du complot interne avec le complot extérieur parce qu'on nous a fait croire dans ce procès, qu'il s'agit d'une action isolée d'éléments de la garde de Blaise Compaoré, alors que de tous les témoins que vous avez entendus, il est clairement ressorti qu'au niveau même de certains Etats, notamment français, ivoirien pour ne citer que ceux-là, il y avait des vases communicants avec ce qui a pu se passer à Ouagadougou le 15 octobre 1987.

Quand on voit ce qui s'est passé par la suite, même après l'assassinat, le comportement et l'intervention de certaines autorités, notamment françaises, nous avons tenu à ce que ça soit dit par des Français, pas par des Burkinabè pour qu'on ne nous soupçonne pas de faire de l'anticolonialisme. Je crois que la version que les témoins nous ont fournie conforte notre position depuis le départ. C'est que ce complot avait des commanditaires aussi à l'international.

La déposition de Salifou Diallo appelle forcément à certains commentaires. Malheureusement, il est décédé. Nous ne pouvons pas trop insister là-dessus. C'est pour cela d'ailleurs que du point de vue de la procédure, il n'y avait pas de question qui puisse être posée, pas de contradiction à pouvoir apporter, d'où la non- réaction de toutes les parties. Non seulement c'est de cela qu'on est convenu avec le tribunal, mais aussi c'est ça la procédure.

Sinon, ce que Salifou Diallo dit, nous pensons bien que ça ne cadre pas totalement avec la vérité, parce que de tout ce que les gardes mêmes de Blaise Compaoré ont dit , c'est que Salifou Diallo fait partie des personnages qui, le 15 octobre, ont été le plus en contact avec Blaise Compaoré jusqu'à l'avènement des faits. L'un des gardes a dit que Salifou Diallo est resté du matin jusqu'à l'après-midi. Après, il y a d'autres petits détails quand il a dit qu'il est allé remettre un courrier à un chef d'Etat qui l'aurait ouvert devant lui, en lui disant clairement que c'est ce qui arrive à ceux s'en prennent aux vieillards, sous-entendu Houphouët Boigny. Je pense que si Blaise l'envoie voir un chef d'Etat avec un courrier de ce genre, qui parle de l'assassinat de Thomas Sankara, c'est parce que quelque part, lui aussi était un homme de confiance de Blaise Compaoré. Les témoins sont tous unanimes. L'un des témoins d'ailleurs, qui était un journaliste ou un animateur à l'époque, a dit que lors de sa tranche d'animation, il se souvient de ceux qui sont venus. Il y avait Gabriel Tamini, Salifou Diallo. D'autres témoins ont confirmé que Salifou Diallo y était avec une arme, une kalachnikov. Mais malheureusement, il est décédé. Comme disent certains de nos clients, il y a certains qui ont eu le bonheur de mourir avant ce procès. "

Encadré 3

La famille Sankara ne fera pas de déposition

" La veuve Mariam Sankara est absente au procès de son époux depuis un certain temps. Et pour cause, elle est repartie en France pour des soins et vu son état de santé, ses avocats ne sont pas sûrs si son médecin pourra l'autoriser à venir faire sa déposition à temps. Les autres membres de la famille Sankara, c'est-à-dire les frères et sœurs de Thomas Sankara, n'ont pas trouvé opportun de faire leur déposition", selon Me Prosper Farama, l'un des avocats de la famille Sankara. Une observation acceptée par le juge Urbain Méda qui n'y a pas trouvé d'inconvénient.

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