Afrique: Match Tunisie/Mali - Janny Sikazwe a-t-il sifflé la fin de sa carrière ?

On savait déjà qu'en raison de la nouvelle vague qui déferle sur l'Afrique et le monde, la Covid-19 serait l'un des arbitres, sinon le principal, de la CAN 2021 qui se joue depuis le 9 janvier dernier au Cameroun, tant presque chaque sélection à son lot de joueurs testés positifs, et donc forfaits.

Passe encore que ce soient les "coiffeurs" qui usent leur fond de culotte sur le banc de touche, mais que ce soient des titulaires indiscutables qui le fassent rend l'équation compliquée pour les sélectionneurs.

Mais les vrais maîtres du jeu, c'est les hommes en noir qui, par leurs décisions, peuvent sceller le sort d'un match. On en a eu encore la preuve hier lors du match Tunisie/Mali qui s'est joué au stade de Limbé.

Cette rencontre du groupe F s'est soldée par le score d'un but à zéro en faveur des Aigles du Mali. Mais qui sait si l'issue de la partie n'aurait pas été autre si elle était allée à son terme.

Sans qu'on sache en effet trop pourquoi, l'arbitre zambien Janny Sikazwe a sifflé la fin de la confrontation à la 85e minute, et c'était pour récidiver à la 89e, grignotant ainsi une minute de temps réglementaire, sans compter les arrêts de jeu. L'un dans l'autre, c'est peut-être 5 minutes qui sont passées à la trappe.

Devant cette situation complètement ubuesque qui va entrer dans les annales du football africain, la CAF a finalement décidé de faire appel au 4e assistant pour terminer la partie une quarantaine de minutes plus tard et alors que les joueurs étaient déjà entrés dans les vestiaires. Mais les Aigles de Carthage ont refusé de revenir sur la pelouse. Et on peut les comprendre.

Rarement on aura vu arbitre aussi étourdi et brouillon, à moins que le juge du jeu n'ait eu en sa possession un "chrono de cuisine", comme qui dirait, au temps assez élastique.

L'incident d'hier constitue la première grosse bourde arbitrale de cette 33e CAN, en attendant d'autres qui ne manqueront pas de survenir malgré le recours pour la première fois dans la compétition à l'assistance vidéo.

Que des "Sifflets" commettent des erreurs et même des fautes techniques d'arbitrage aux conséquences plus ou moins graves, on le voit sur tous les terrains du monde, mais le cas Sikazwe est suffisamment exceptionnel pour ne pas interroger. Pour lui, c'est sûr, la CAN est terminée. Et c'est à se demander s'il n'a pas sifflé la fin de sa carrière.

Il faut d'ailleurs croire que le sieur Sikazwe est poursuivi par une certaine guigne, dans la mesure où ce n'est pas la première fois qu'il fait parler de lui en mal.

On se rappelle en effet que le Zambien avait été suspendu en novembre 2018 pour des soupçons de corruption après un match entre l'Espérance sportive de Tunis et le Club Desportivo Primeiro de Agosto. Il avait beau avoir été blanchi par la suite, il y a comme un halo de suspicions qui l'entoure toujours.

Cela dit, que serait une CAN sans ces petits et grands ratés, ces sorties de piste qui alimentent bien des années après la chronique du plus important tournoi sportif du continent.

Qui ne se souvient pas par exemple du carton rouge injuste brandi contre l'attaquant des Etalons Jonathan Pitroipa en demi-finale de la CAN 2013. Une erreur qui sera réparée par la CAF.

Mais il faut bien plus que ça pour doucher l'enthousiasme des joueurs et des millions d'amoureux du ballon rond à travers le continent.

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