Mali: Les autorités protestent après le survol d'un avion militaire français

Un Mirage 2000.

La Cédéao a fermé ses frontières avec le Mali dans le cadre des sanctions de l'institution régionale destinées à forcer Bamako à organiser rapidement des élections. Le Mali a répondu en faisant de même. Mais ces fermetures valent-elles aussi pour les avions militaires étrangers ? Le gouvernement malien a émis une protestation après qu'un gros porteur de l'armée française a coupé sa radio pour franchir la frontière malienne et aller se poser à Gao.

L'A400M de l'armée de l'air effectuait la liaison Abidjan-Gao. Un vol militaire de routine, comme il y en a tous les jours pour l'approvisionnement des troupes et les opérations. Lors de ce vol, les centres de contrôle de Ouagadougou et de Niamey ont rappelé à l'appareil français l'interdiction d'entrer dans l'espace aérien malien.

Pourtant, le vol était conforme, dit l'état-major des armées à Paris. Il a suivi la procédure prévue avec un plan de vol approuvé par les autorités maliennes, précisant qu'à l'entrée du territoire malien, le transpondeur -c'est-à-dire le système d'identification radio de l'appareil- bascule sur un mode militaire rendant les informations du vol inaccessibles au contrôleur civil.

L'avion est donc allé se poser sur l'importante base malienne de Gao, les procédures techniques ont été respectées à la lettre, dit Paris, et de marteler que les avions militaires ne sont pas concernés par l'embargo aérien sur le Mali. Mais à Bamako on voit les choses sous un angle différent, et dans le bras de fer qui se joue, tous les coups sont désormais permis.

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X