Madagascar: Appel à la prudence à Antananarivo après de fortes précipitations

Ces précipitations font monter le niveau des rivières et des rizières qui traversent et entourent la ville. " La quantité d'eau qui tombe est imprévisible ", indique l'Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d'Antananarivo (Apipa), qui recommande aux habitants qui vivent à proximité de la rivière Sisaony de se préparer à la montée des eaux.

À Madagascar, la vigilance est de mise dans les quartiers bas de la capitale, Antananarivo et dans les communes alentour après les pluies importantes de ces derniers jours.

Dans la commune d'Ampitatafika, la plupart des habitations construites au bord de la rivière Sisaony sont illicites. Même si Malala s'inquiète pour ses trois enfants, elle n'a pas encore l'intention de quitter les lieux.

" On est habitué à vivre ici. Ça fait des années et c'est difficile de partir. On est proche de la grande route. C'est pratique pour trouver du travail et pour l'école des enfants. Mais ça fait peur parce que l'eau monte en quelques heures. Notre repère pour partir, c'est quand l'eau arrive à trois mètres de la maison, au niveau de ces sacs-là. "

À sept kilomètres de là, dans le quartier d'Andavamamba Anjezika, inondations et eaux stagnantes font partie du quotidien des habitants en cette saison des pluies. Courbée devant l'entrée de sa maison, un balai à la main, Isabelle, retraitée, raconte :

" Cette eau que vous voyez, c'est la pluie qui est tombée hier soir. C'est fou l'inondation ici à chaque fois. Personne ne dort la nuit. On est dans un quartier bas et il n'y pas assez de canaux d'évacuation. "

Canalisations bouchées

Pour atteindre les autres maisons du quartier faites de planches de bois, les habitants ont construit des passerelles de fortune au-dessus des eaux stagnantes. C'est ici que vit Marie-Jeanne Ravaosolo. Elle a creusé un sillon pour tenter d'évacuer l'eau.

" Quand c'est la saison des pluies, le chemin pour venir jusqu'à la maison nous fait beaucoup souffrir. Les canaux sont bouchés par des sachets, des bouteilles en plastique qui restent coincés. Il y a des ordures partout ici et l'eau rentre jusque dans la maison. On est toujours angoissé et prêts à partir dès que la pluie arrive : on range tous les papiers et les objets importants au même endroit : les marmites, les assiettes et les couvertures. C'est ce qu'il nous faut pour aller dans les refuges pour sinistrés. "

Des pompages ont été effectués dans différents quartiers, indique l'Apipa, et d'autres vont être faits la semaine prochaine. " Il y a des occupations illicites qui bouchent les canaux. Il y a aussi des canaux qui sont encombrés par des tas d'ordures, fait remarquer le directeur général de l'Apipa, Ranto Rakotonjanahary. Il faut faire attention du côté de la rivière Sisaony parce que la montée des eaux est immédiate. En une journée, il peut y avoir une montée d'un mètre ou plus. Il faut être prudent dans les communes traversées par cette rivière ", souligne ce dernier.

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