Burkina Faso: Restriction accès à Facebook - " Le gouvernement est en droit d'opérer des régulations " (Alkassoum Maïga, porte-parole du gouvernement)

Comme cela est de coutume, le porte-parole du gouvernement, Pr Alkassoum Maïga a fait le point du Conseil des ministres du mercredi 19 janvier 2022 aux hommes de médias. Interrogé sur le fait qu'il soit impossible ces derniers jours d'accéder à partir des données mobiles au réseau social Facebook, le ministre a répondu que pour des raisons de sécurité le gouvernement est en droit de jouer " les gendarmes " sur la toile.

Il va donc falloir vivre désormais avec ça. On se rappelle que fin novembre 2021, quand certains partis politiques et des organisations de la société civile entendaient manifester pour exiger la démission du président Roch Marc Christian Kaboré, incapable à leurs yeux d'enrayer la spirale d'insécurité, le gouvernement avait procédé à la suspension de l'internet mobile.

Cette fois, c'est Facebook qui est directement ciblé. En effet, depuis plus d'une semaine, il est impossible d'accéder à ce réseau social à partir des données mobiles. Interrogé au sortir du Conseil des ministres, Alkassoum Maïga, le porte-parole du gouvernement, a donné cette réponse : " Je suis dans la même situation que vous ; depuis ce temps, je n'ai pas accès à Facebook. On avait informé tout le monde que pour des raisons de sécurité, et d'autres préoccupations d'intérêt national, le gouvernement est en droit d'opérer des régulations. Il ne faut pas s'attendre forcément à ce que le gouvernement soit obligé de se justifier ou de s'expliquer ".

Pour le ministre, les Burkinabè doivent consentir à vivre avec l'accès restreint à Facebook car il y va de leur protection. " Nous constatons tous la situation que nous vivons actuellement dans notre pays. Je pense que si on a le choix entre laisser l'insécurité se propager et prendre des mesures qui permettent de maintenir le minimum de contrôle par rapport à la situation, entre vous et moi, le choix me paraît clair. L'intérêt national doit être au-dessus de nos intérêts particuliers ", a-t-il affirmé.

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