Afrique: Répression sanglante d'une marche à Lubumbashi/Jacques Kyabula - Bilan accablant !

L'opinion publique nationale et internationale a appris les nouvelles inquiétantes venues de Lubumbashi, lors de la marche organisée en faveur du Pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Marche réprimée alors qu'elle, pourtant, autorisée par le Maire de la Ville de Lubumbashi, suivant la correspondance numéro 044, du 14 janvier 2022.

Le mois de Janvier en République Démocratique du Congo n'a pas encore fini de causer du tort à ses fils.

4 janvier 1959, les martyrs de l'indépendance ont été fauchés par la cruauté coloniale belge; le 17 janvier 1961, la République a perdu ses dignes fils : Patrice Emery Lumumba, Mpolo Maurice et Joseph Okito ; le 16 janvier 2001, M'zée Laurent Désiré Kabila paie le prix le plus fort de la barbarie occidentale en complicité avec certains voisins africains.

Comme si ce lot de crimes ne suffisait pas contre la République, un autre timonier sous le régime répressif et de vengeance réprime une fois encore dans le sang une marche très pacifique des katangais sur ordre de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi.

Bilan lourd

Plus de 60 blessés dont en tête Mme Néné NKULU, Ministre d'Etat Honoraire ; Honorable Mathieu Kasunka wa Banza( dignitaire d'État, médaillé d'Or civique, médaillé d'Or de la Paix et Avocat au Barreau du Haut Katanga); Honorable Augustin Kahozi Bin Malisawa; Honorable Ida Kitwa, Papy Mpungu Lwamba ( Vice-ministre Honoraire); Honorable Odette Mwamba; Honorable Pablo Ngwej ( Premier Vice-Président Honoraire de l'Assemblée Provinciale du Haut Katanga). Tous s'en sont sortis avec de graves blessures et fractures, comme l'indique les images, ci- illustrées.

Sur la liste de victimes, les enlèvements de Monsieur Amisi Bulambo Joseph, l'un des communicateurs de l'AFBC; Joseph Kabulo Kiluba, blessé gravement. Monsieur Smith Masumba enlevé et puis, retrouvé dans un état déplorable.

La scène se déroule à Lubumbashi où la police et l'armée ont été autorisées sur ordre de la haute hiérarchie du pays d'ouvrir le feu à balles réelles et à gaz lacrymogènes sur les marcheurs pacifistes katangais qui réclamaient la liberté sans condition du Révérend SURITENDANT de la nouvelle église Méthodiste ( NEM), son Eminence Daniel Ngoy Mulunda Nyanga.

Pour ceux qui ne sont pas au courant, la marche a été autorisée légalement par l'autorité urbaine de la ville de Lubumbashi.

Et la lettre confirmant cette marche avec les itinéraires à suivre par les marcheurs porte la signature de Lubaba Buluma, le Maire de cette ville de Lubumbashi.

Il faut rappeler, par ailleurs, que la mobilisation des katangais était au zénith face à cette justice cruelle contre les uns, accommodante pour les autres.

Il était question de lire et déposer leur mémorandum réclamant la liberté sans condition du Pasteur et Président Honoraire de la Commission Electorale Nationale Indépendante au gouvernorat du Haut-Katanga .

A en croire les témoins, la marche serait réprimée brusquement sur ordre de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi. La police et l'armée débarquent sur place, répriment dans le sang et dans la violence inacceptable.

Des images qui ont fait la ronde de la planète ont montré dans quelle condition Madame Néné NKULU a été humiliée ; un compatriote marcheur bastonné des coups contre mur. Les mêmes images montrent la cruauté et la barbarie sur la joue de l'Honorable Mathieu Kasunka wa Banza et les rougeurs sur son dos ( voir images)

Les observateurs et analystes ne cessent de s'interroger sur cette forme de violence contre l'Honorable Mathieu Kasunka wa Banza. Les éléments en notre possession indiquent que l'acharnement contre ce double élu national est justifié par le simple fait qu'il fait ombrage de sa popularité dans la ville de Lubumbashi, sa circonscription électorale où il a été élu deux fois. Ses adversaires ne digèrent guère cet encrage populaire dans l'opinion, attendent l'éliminer physiquement profitant de la marche autorisée, mais réprimée sans motif valable.

Tous ces éléments mis ensemble, ses détracteurs ont abusé de leurs pouvoirs au point d'instrumentaliser la police, l'armée et le service de sécurité pour intenter à sa vie.

A en croire la manière avec laquelle il a été brutalisé et tabassé concours à l'hypothèse de son élimination physique malgré ses immunités parlementaires mises à rude épreuve. Sa résidence quotidiennement surveillée par des éléments de la police à chaque fois, il se rend aux soins médicaux.

Compte tenu de tout ce qui précède, l'opinion publique nationale et internationale se demande mille fois pour quelles raisons, le fils d'Etienne Tshisekedi peut-il régler ses comptes ou laisser faire les choses dans la violence, dans la répression sanguinaire, dans la brutalité ?

Depuis son avènement à la tête du pays, c'est la cinquième marche pacifique des katangais que Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi a réprimée sur le sol katangais.

Plus de 1000 katangais sont morts dans les répressions, plus de 500 femmes katangaises ont été violées, dénudées, humiliées, filmées et exposées devant les projecteurs des caméras.

Plus de 3000 katangais sont portés disparus jusqu'à ce jour et ne font aucun signe de vie.

Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi autorise les massacres de plus de 1000 katangais le 28 mars et 27 septembre 2020, le 14 février et 27 avril 2021 et aujourd'hui encore il réitère son exploit en autorisant la répression sanguinaire dans le sang de la marche pacifique des katangais réclamant la liberté de leur frère, fils, papa, oncle le Révérend SURITENDANT DANIEL NGOY MULUNDA détenu arbitrairement depuis une année à la prison Kassapa.

Encore des blessés, des morts et des disparitions forcées sont signalés.

Un constat amer

Faudrait-il rappeler au Chef de l'Etat que l'état de droit n'est ni tribaliste, ni clanique, moins encore régional. L'état de droit est profitable à tout le monde. Malheureusement, le Katanga paie le prix de la discrimination ce, malgré que la loi fondamentale consacre la liberté d'expression, de manifester etc. (Cfr l'article 23).

Le Président de la République veut-il laisser voir aux yeux de l'opinion qu'il aime les richesses du Katanga, tout en détestant les katangais ?

Pour mémoire, c'est sur le sol Katangais qu'il avait proféré des propos qualifiant ses adversaires des " Ba ndoki".

Plus loin, ses membres de sa famille biologique sont installés à Lubumbashi, à Kolwezi pour les affaires dans les carrières artisanales. En ce compris, les responsables politiques de son parti UDPS qui se caractérisent par la condescendance, la violence verbale tout comme physique. Il y a quelques jours, la Radio Top Congo annonçait encore le détournement de 14 millions de dollars qui aurait été envoyé au compte de l'UDPS. Que des scandales qui s'enchaînent !

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