Cote d'Ivoire: Participation aux conférences et aux missions à l'intérieur et l'extérieur du pays - L'État dépense quatre milliards de F CFA chaque année

9 Février 2022

Chaque année, ce sont quatre milliards de F Cfa que l'État de Côte d'Ivoire, à travers le ministère du Budget et du Portefeuille de l'État, décaisse pour assurer les frais de participation aux conférences et aux missions aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays qu'effectuent les différents ministères du gouvernement.

Cette information a été livrée, hier, à l'immeuble Crrae-Uemoa au Plateau, par le conseiller technique du ministère du Budget et du Portefeuille de l'État, Adama Dosso, à l'occasion de l'atelier-bilan de l'exécution du calendrier des conférences et missions effectuées au titre de l'exercice 2021.

"On ne va pas en mission pour prendre du bon temps"

" Aujourd'hui, nous sommes autour de quatre milliards de F Cfa pour les conférences et missions en Côte d'Ivoire et à l'extérieur. Même si ce montant n'a pas connu de hausse d'un exercice à un autre, notre objectif au niveau du ministère est d'éviter qu'il n'explose, mais dans le meilleur des cas, c'est de le baisser tout en s'assurant que les objectifs pour lesquels il est décaissé soient toujours atteints ", a indiqué Adama Dosso.

Et d'ajouter : " il faut dire aussi que nous raisonnons en termes de coûts et avantages. C'est-à-dire que même si une mission coûte cher et que c'est avantageux on s'engage, mais dans le cas où ça n'apporte pas grand-chose en ce moment il peut avoir de la réticence. Il faut que tout le monde sache qu'on ne va pas en mission pour prendre du bon temps, les missions ont un objectif bien défini : renforcer ses capacités et s'inspirer des expériences réussies ailleurs au bénéfice de la Côte d'Ivoire. Il faut donc que les missions soient bien préparées en amont ".

Cette session qui se tient chaque année à la même période visait donc à évaluer l'apport de ces conférences et missions aux administrations participantes, mais aussi à débattre des problématiques en vue d'une meilleure utilisation des ressources publiques destinées à ces activités.

S'approprier les réformes

L'atelier a été ouvert par le directeur de cabinet adjoint du ministère du Budget et du Portefeuille de l'État, Yaya Kého. Il a invité les participants à s'approprier les récentes réformes opérées.

" Chacun des participants ici présents doit s'engager davantage et surtout s'approprier les réformes opérées dans les finances publiques, précisément en ce qui concerne les conférences et missions. Au titre de ces réformes il y a par exemple le fait qu'on est passé aux budgets programmes qui veut que toutes les activités budgétisées donnent les résultats escomptés. Il y a aussi la dématérialisation des procédures de missions dans laquelle nous invitons tout le monde à s'inscrire résolument ", a-t-il expliqué.

Est-ce que les missions coûtent trop cher l'État ? Le casting des personnes concernées est-il bien fait ? Leur nombre est-il pléthorique ? Pour Yaya Kého, le problème ne se situe pas à ce niveau. Car, a-t-il expliqué, " les missions obéissent à un certain nombre de règles qui sont globalement respectées.

Mais Nous avons constaté des disparités au niveau par exemple des billets d'avion. En effet, pour le même pays de destination, on a parfois des prix de billets disparates entre les agents de la même administration qui y vont. Ce qui nous amené à prendre des réformes à ce niveau pour que les prix des billets soient harmonisés afin que ça ne coûte pas trop cher à l'État. Cette réforme a conduit à des économies de ressources ".

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