Centrafrique: L'ancien ministre Maxime Mokom interpellé par les services secrets tchadiens

Maxime Mokom (1er à droite) à Bangui, le 3 mars 2019 (Image d'illustration).

L'ancien ministre du DDRR (désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement) et haut responsable de la coalition rebelle CPC Maxime Mokom est de retour à Ndjamena après avoir été interpellé dimanche 27 février à la frontière centrafricaine par l'Agence nationale de sûreté tchadienne (ANS). Le chef de milice anti-balaka placé sous sanctions du trésor américain réside actuellement au Tchad avec les principaux leaders des groupes armés centrafricains dans l'attente des pourparlers menés par l'Angola.

" Les chefs des groupes armés exilés au Tchad peuvent voyager partout dans le monde à l'exception de la Centrafrique ", indique une source à Ndjamena. Maxime Mokom a donc violé cet accord conclu avec la CEEAC et la CIRGL en faisant un aller et retour en RCA. "

Avoir l'avoir interpellé - côté tchadien, selon une source locale, côté centrafricain selon une source proche du gouvernement - les éléments de l'ANS l'ont donc ramené à Ndjamena où résident notamment les chefs rebelles François Bozizé, Mahamat al-Khatim et le général Bobo dans l'attente d'une avancée dans la feuille de route de Luanda.

Un exil trop près de la Centrafrique pour Bangui

Selon plusieurs sources, Maxime Mokom aurait eu un différend avec l'ANS au sujet de la répartition des fonds alloués par l'Angola pour financer cet exil. Le gouvernement centrafricain, lui, voit d'un mauvais œil cette présence au Tchad et réclame un exil, loin de ses frontières. Tandis que la plupart de ses partenaires estiment que les objectifs contenus dans la feuille de route de Luanda tardent à se concrétiser.

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