Cote d'Ivoire: Infrastructures routières - Prolongement de l'autoroute Yamoussoukro-Bouaké, route Béoumi-Sakassou-Tiébissou, deux autres réalisations du Président Ouattara qui font la fierté des Ivoiriens

Les Ivoiriens dans leur large majorité sont fiers des gigantesques réalisations du Président de la République Alassane Ouattara à travers l'ensemble du pays. Deux de ces projets d'envergure, qui impactent directement les régions du Bélier et du Gbêkê, sont bien lancés et pourraient être livrés incessamment aux populations. Il s'agit du prolongement de l'autoroute du Nord qui, plus de 40 ans après l'ouverture de la première section (Abidjan-Singrobo), longue de 140 kilomètres, va enfin atteindre la deuxième ville de Côte d'Ivoire, Bouaké, et le bitumage de l'axe Béoumi-Sakassou-Tiébissou. Un autre projet vieux de plusieurs années. Les travaux de ces deux gros chantiers ne sont plus loin d'être achevés. La nouvelle route, l'autoroute du Nord (Yamoussoukro-Bouaké), depuis un certain temps, est une réalité sur toute la distance séparant la capitale du centre et Tiebissou situé à 67 kilomètres. Le bitumage de la route Béoumi-Sakassou-Tiébissou, longue d'environ 75 kilomètres, l'est tout aussi. Ses travaux étant en cours.

Lancés le 29 novembre 2018 en présence du Premier ministre feu Amadou Gon Coulibaly, les travaux de l'autoroute du nord, en sa section de Yamoussoukro-Tiébissou-Bouaké, longue de plus de 95 kilomètres et estimés à 172 milliards, avancent à pas de géant. Pour le tronçon Yamoussoukro-Tiébissou, l'on peut affirmer qu'ils sont quasiment achevés et présentent fière allure. C'est la deuxième composante du projet d'une liaison autoroutière devant relier Yamoussoukro et Bouaké sur plus de 95 kilomètres. En ce qui concerne les travaux de la section Yamoussoukro-Tiébissou de l'autoroute du Nord, la première composante du projet de prolongement de l'autoroute, les travaux ont été lancés en mars 2017 avec un appui de plus de 77 milliards de FCFA accordé par la Banque islamique de développement (BID). A en croire l'Agence de gestion des routes (Ageroute), maître d'ouvrage délégué, après 3 ans de travaux, le chantier a atteint un taux d'exécution de 60%. " Il y a des délais incompressibles, donc ne dépendant pas de notre volonté. C'est par exemple le coulage de béton sur les ponts que vous apercevez. Une fois qu'il est fait, il faut attendre au moins vingt et un jours pour qu'il sèche. Voilà pourquoi ce travail prend du temps, mais nous avançons sûrement et le rythme est bon. A la fin des travaux, tout le monde sera satisfait ", rassure un ouvrier rencontré en plein boulot au niveau de l'échangeur route de Béoumi.

L'échangeur de Kongodékro, à l'entrée de Bouaké, impressionne

Ce dont il n'y a aucun doute aujourd'hui, c'est que les travaux de l'autoroute du Nord avancent bien et la plupart des échangeurs sont sortis de terre. Il s'agit de deux échangeurs aux entrées nord et sud de la ville de Bouaké et une voie rapide de 12 kilomètres pour contourner la ville. La section Tiébissou-Bouaké de l'autoroute du nord est une route à deux voies de 3,5 mètres chacune, où il faut ajouter une bande d'arrêt d'urgence d'environ 2,5 à 4 mètres. Les deux chaussées sont séparées par un terre-plein central d'environ 12 mètres.

De façon générale, le terrassement des 96 kilomètres d'autoroute est pratiquement terminé. Beaucoup de sections ont déjà reçu la première couche de bitume pendant que quelques-unes sont en train de recevoir la couche de concassé de granite. Si vous venez de Tiébissou, vous aurez une première idée du sérieux avec lequel le chantier avance à environ quinze kilomètres. Là, un énorme échangeur qui fait la jonction entre la Nationale 3 et l'autoroute en construction se dresse devant vous. " L'ouvrage principal est presque terminé. Le passage de la nouvelle voie en dessous n'est pas encore fait. L'aménagement du niveau supérieur sera le passage futur de l'ancienne voie (la Nationale 3) ", révèle un ouvrier sous le couvert de l'anonymat.

Même si les ouvrages hydrauliques et le terre-plein central ne sont pas encore achevés, les signes d'un bon niveau d'avancement des travaux sont observables avec des chaussées déjà et recouvertes des premières couches de bitume.

Il faut le relever tout de suite, les travaux de l'échangeur de Kongodékro à 4 kilomètres de Bouaké sont impressionnants. C'est à ce niveau que l'usager de la nouvelle autoroute aura le choix du contournement du centre-ville qui démarre depuis le village de Yobouékro situé à 11 km de Bouaké, sur la route de Katiola. Les chaussées ont déjà reçu la première couche de bitume. Cela est observable sur la quasi-totalité de cette voie de contournement.

L'épaisseur du revêtement ne peut laisser personne indifférent. Un agent nous indique que l'épaisseur du bitume, " c'est 80 cm depuis la surface du terrassement à la dernière couche ". Autre chantier d'envergure, l'échangeur qui aménage le croisement entre l'autoroute et le chemin de fer. C'est le premier et le seul contact entre les deux types de voies. La voie ferrée passe dans un vrai tunnel en dessous de l'autoroute. L'ouvrage est immense. Ce 4 mars 2022, aux environs de 10h, le chantier est très animé. Les techniciens préparent ici aussi le ferraillage de la vaste dalle du tablier. Il est donc clair que les travaux du tronçon de l'autoroute Tiébissou-Bouaké ne s'arrêtent pas à l'entrée sud de Bouaké. Ils continuent au-delà, sur la route de Katiola, en attendant qu'ils soient prolongés à la capitale du pays tagbana située à une cinquantaine de kilomètres.

Des chantiers qui vont changer le visage de la capitale du Gbêkê

A Bouaké, l'arrivée de l'autoroute est accompagnée de plusieurs autres gros chantiers. Il y a les travaux de l'élargissement de la voie centrale, la nationale A3 en 2×2 voies. Elle doit passer de 20 à 36 mètres avec un terre-plein central. Le chantier part de l'échangeur de Kongodékro (5 Km de Bouaké) jusqu'au corridor nord de la ville. Les travaux battent leur plein. Une nouvelle voie a été créée pour dédoubler l'ancienne. Les travaux d'élargissement ont touché des maisons du village de Kongodékro. C'est une route beaucoup plus importante qui traverse désormais la forêt de teck pour atteindre le corridor sud. Au niveau de ce corridor, les engins de l'entreprise chinoise China road bridge corporation (Crbc) sont à pied œuvre pour les travaux de base. La chaussée a été creusée de manière profonde par endroits. Il s'agit, explique-t-on, de refaire la base des nouvelles chaussées à construire.

Un défi majeur, semble-t-il, s'est posé à l'élargissement de la voie. C'est la proximité des habitations avec l'emprise de la route, mais l'on nous rassure que tout sera fait dans les règles de l'art. " Maintenant, Bouaké va mériter amplement son appellation de deuxième ville de la Côte d'Ivoire avec la rénovation de la voie principale. Fini le temps où l'on rentrait et sortait de cette ville sans presque s'en rendre compte. Que ceux qui s'amusent à dire qu'on ne mange pas goudron revoient leur position ", a dit Kouassi Jean Lenoir, un usager rencontré au corridor sud. A partir de la gare routière, le travail paraît moins compliqué. L'emprise de la route est suffisamment dégagée jusqu'au corridor nord. Les travaux de pose de caniveaux sont quasiment terminés. Il reste maintenant à aménager les deux chaussées de 2×2 voies, le terre-plein central et les trottoirs.

Faut-il le rappeler, c'est au premier trimestre de 2021 que les travaux préliminaires, constitués essentiellement de l'opération de déguerpissement des installations anarchiques et d'ouverture de l'emprise du chantier, ont démarré, suivis du creusement des tranchées par les pelleteuses. En plus de cette belle voie qui sort progressivement de terre, les habitants de Bouaké attendent aussi une autre infrastructure de taille annoncée dans le cadre de l'élargissement de la Nationale A3 dans leur ville. Il s'agit de la sous-composante aire de repos de 8 hectares au corridor nord. Au regard de tous ces aménagements routiers annoncés, nombre d'habitants de la capitale du centre sont convaincus que le visage de la ville va changer qualitativement non seulement, sur le plan esthétique, mais aussi sur le plan de la sécurité routière. " La voie principale de Bouaké sera aussi belle que celle de Katiola et Tafiré avec le nouvel éclairage public qu'offrent ces villes Tagbana ", se convainc Ali Kader, gérant d'un commerce dans les environs du rond-point central.

L'impatience des routiers

Konan Kouassi Rodrigue, machiniste dans une compagnie de transport bien connue, se dit fier des travaux de l'autoroute du Nord, notamment la section Yamoussoukro-Tiébissou qui sera livrée incessamment. L'œuvre, à vrai dire, a fière allure et incite à l'emprunter. "Je pratique chaque jour le tronçon Bouaké-Yamoussoukro. Aux différents endroits où il est donné à l'usager de voir l'autoroute, surtout entre Tiébissou et Yamoussoukro, on se rend bien compte que du beau travail y a été fait. On a envie de rouler là-dessus tout de suite. C'est un chef-d'œuvre et je suis fier de mon président", a affirmé Amourlaye Koné, conducteur d'un minicar de transport. " Je suis heureux parce que l'autoroute apporte davantage de confort et fait baisser les risques d'accidents, surtout la nuit. Les accrochages sont plus faciles à éviter, car sur une autoroute, l'on roule sur de grandes voies séparées ". Mais il va s'empresser de relever l'excès de vitesse qui reste son point noir.

Tout comme lui, Bouadi César, chauffeur de camion remorque, souhaite que le gouvernement accélère le prolongement de l'autoroute jusqu'à la frontière du nord. " Cela va énormément faciliter l'approvisionnement de l'arrière-pays en marchandises ", soutient-il. Satisfaction également pour les populations de Béoumi, Sakassou et Tiébissou qui voient un de leurs rêves vieux de plusieurs décennies se réaliser. Il s'agit du bitumage de la voie qui relie ces trois grands départements. Les travaux avancent à bon rythme. Il est 10h 16mn, ce samedi 19 juin 2022, quand nous empruntons le tronçon routier Béoumi-Sakassou-Tiébissou. Il est en plein chantier. C'est encore une autre promesse du Président de la République Alassane Ouattara qui est en train de se concrétiser à l'instar de plusieurs autres à travers le pays. Cette route va faciliter le déplacement des populations et accroître leurs activités économiques. Ici, ne vous avisez donc pas à dire " qu'on ne mange pas goudron ".

Le bitumage de cet axe routier de 74 km était attendu depuis plusieurs dizaines d'années. Son aménagement et son bitumage en 2*1 voies est destiné à relier les régions sœurs du Gbêkê et du Bélier. Cet axe routier relie vingt-quatre (24) localités urbaines et rurales réparties entre les villes de Tiébissou, de Sakassou et de Béoumi. Le maitre d'ouvrage est le ministère de l'Equipement et de l'Entretien routier, quand l'Ageroute est le maitre d'ouvrage délégué.

La route Tiébissou-Sakassou-Béoumi était autrefois handicapée par son mauvais état (en terre) dont le niveau de service médiocre avait une incidence négative sur les déplacements de personnes et de biens. Cette route va bénéficier d'un tracé neuf qui restera toutefois voisin de la piste existante. Les travaux s'effectueront sous circulation, et le trafic sera maintenu pendant toute la durée des travaux. " Nous félicitons le gouvernement ivoirien actuel pour ses efforts relatifs à la construction de nouvelles infrastructures routières modernes et l'entretien de celles qui existent, même si beaucoup reste à faire. Le développement de Béoumi était déjà sur les rails avec le pont sur le Bandama que le Président Ouattara nous a donné. Avec le bitumage de cette voie qui va nous relier à nos villes sœurs de Sakassou et de Tiébissou, si le développement de Béoumi était lancé à 100 km/h, il le sera maintenant à 200/km/h " , disait Nanan Ago Barthélémy chef canton de Béoumi.

Le projet a véritablement pris forme avec une mission de l'Agence de gestion des routes en Côte d'Ivoire (AGEROUTE) qui a rencontré les populations et les autorités le mardi 9 mars à la préfecture de Tiébissou en vue de les sensibiliser sur les impacts du bitumage de l'axe Tiébissou-Sakassou-Béoumi. Le chef de la mission Samuel Gbadja a expliqué ce jour, les conditions d'indemnisation des populations impactées dans la réalisation de ce projet. Vu les différentes réactions, on est en droit de penser que les deux parties se sont accordées. Cependant, il a demandé aux autorités administratives, traditionnelles et religieuses de passer à la phase de sensibilisation massive des probables bénéficiaires afin d'éviter des différends lors du démarrage des travaux. " Que représente un champ d'anacarde à côté de la réalisation d'un rêve de tout un peuple qui dure de longues années ? Merci au chef de l'Etat ", a dit dame Koya Martine, qui s'est engagée à aller convaincre ses parents impactés comme elle par le projet.

Selon le secrétaire général de la préfecture de Béoumi, Théophile Djédjé Gogoua, " il est vraiment nécessaire de rassurer les populations quant à l'indemnisation effective de celles-ci pour éviter que l'administration soit indexée après ". D'ailleurs, elles ont exprimé plusieurs inquiétudes et doléances liées au projet. Les différents directeurs départementaux avaient représenté leurs ministères techniques dans la réalisation du projet qui date, selon le chef du canton, Nanan Ago Yao Barthélémy, de plus de dix ans. C'est pourquoi, le préfet du département de Béoumi, Traoré Imelda, a appelé les chefs de villages et autorités coutumières à se serrer les coudes autour du projet qui a déjà démarré.

Sur le terrain, les nombreuses machines qui vrombissent à longueur de journée procèdent à l'élargissement de la voie, à l'épandage de gravier et au remblayage par endroits. De nombreux camions bennes font également des va-et-vient chargés de sable, de gravier et autres matériaux nécessaires à la construction de cette route. Avec cette route, désormais, plus besoin de faire le long détour pour les populations de Tiébissou, obligées de passer par Bouaké pour rallier Sakassou et Béoumi, ou pour celles de Sakassou, contraintes de transiter toujours par Bouaké pour se rendre à Béoumi. Les avantages qu'offre cette route sont donc multiples : gain de temps, gain d'argent, moins de fatigue...

Au nom des populations, le maire Eugène Kouamé Kouadio s'est réjoui de ce projet de bitumage de l'axe Tiébissou-Sakassou-Béoumi en vue du désenclavement desdites localités et de leur rapprochement. On note que pour rallier Béoumi à partir de Tiébissou en passant par Sakassou (la nouvelle voie qui sera bitumée), cela donne 78 km contre 131 km si l'on partait de Tiébissou, en passant par Bouaké pour Béoumi. A Béoumi tout comme à Sakassou, tout le monde salue l'avènement de cette route dont on attend avec beaucoup d'impatience la fin des travaux. En témoignent les propos de Yao Konan Arsène, enseignant à Béoumi et originaire de Tiébissou. "Je suis obligé de faire le grand tour par Bouaké pour me rendre chez moi au village à Tiébissou.

Cela me fait plus de 130 km de chemin. Or avec le bitumage de la nouvelle route, je n'aurai plus qu'à parcourir 75 km. Au bas mot, c'est au moins 50 km de trajet que je gagne et donc un énorme gain de temps, sans compter que ma poche sera moins éprouvée. Merci donc au chef de l'Etat qui montre chaque jour son amour pour tous les Ivoiriens. D'aucuns parlent même du prolongement du bitumage de cette route jusqu'à Marabadiassa. Là, ce sera une vraie cerise sur le gâteau. Ce sera vraiment extraordinaire de partir de Tiébissou pour le Nord du pays sans être obligé de passer par Bouaké. C'est une vision à saluer ", a-t-il dit. Dame Aminata Diomandé, vendeuse de poissons à Sakassou, peine à cacher sa joie. " Avec cette voie, ce sont d'autres marchés qui vont s'ouvrir à nous. Au lieu d'être confinées à Sakassou, nous pourrons aller facilement à Tiébissou, Béoumi, même Marabadiassa et au-delà en moins d'une journée, là où il fallait plusieurs jours avec le risque de péremption de notre marchandise. Que Dieu protège tous ceux qui travaillent à la réalisation de ce projet ".

Comme on le voit, le prolongement de l'autoroute du Nord et le bitumage de l'axe Tiébissou-Sakassou-Béoumi présentent de réels atouts pour toutes les couches socioprofessionnelles (élèves et enseignants, citoyen lambda, agriculteurs, commerçants, camionneurs, usagers... ). Tout le monde y gagne et en est fier. Ce sont deux grandes réalisations qui vont, à coup sûr, changer le visage de la Côte d'Ivoire. A regarder seulement le tronçon d'autoroute Yamoussoukro-Tiébissou, l'on en est à se demander si l'émergence tant prônée par le précurseur de tous ces travaux, n'est pas à nos portes.

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