Sénégal: Contre-amiral Oumar Wade - "Le Sénégal a pris en main sa sécurité maritime"

Dakar — Le Contre-amiral Oumar Wade, chef d'état-major de la Marine nationale a assuré, mercredi, à Dakar, que le Sénégal, comme tous les autres pays côtiers, a pris en main sa sécurité maritime.

"Le Sénégal comme tous autres pays côtiers prend en main sa sécurité maritime. Il le fait en utilisant l'apport de ses partenaires, c'est-à-dire en entraînant ce qui fait le cœur d'une marine, à savoir les ressources humaines. Pour nous, le pilier principal de cette sécurisation passe par l'instruction, la formation et l'entretien des capacités acquises à l'école", a-t-il dit.

Le Contre-amiral intervenait lors d'un point de presse qui a suivi la cérémonie d'ouverture du Symposium des leaders d'infanterie naval (NILS) ouvert à Dakar, avec la participation de l'Armée de mer des Etats-Unis, en présence du général de division Tracy King, commandant de l'US Marine Corps pour l'Afrique (US MARFORAF).

Selon lui, le Sénégal, un pays qui a une côte de 700 km, fait face, comme tous les autres Etats côtiers, à des défis en mer qui sont bien pris en compte depuis l'existence de la Marine nationale.

Wade a également rappelé les différentes préoccupations de la Marine nationale dans la sécurisation des côtes sénégalaises.

"La première des préoccupations est de nous assurer que nous avons une connaissance de notre domaine maritime, c'est-à-dire savoir exactement quel est l'état du trafic et s'assurer que tous les bateaux y exerçant ont toutes les autorisations. Il nous faut aussi être au niveau des communautés qui y travaillent comme nous le faisons à Saint-Louis et à Elinkine où nous avons des bases", a-t-il dit.

Selon lui, cette présence au plus près des acteurs de la mer permet d'avoir l'essentiel de l'information dont l'armée de mer a besoin. Pour y arriver, a-t-il souligné, "il faut allier des moyens de surveillance moderne avec des avions, des aéronefs et des radars et une connaissance humaine des acteurs de la mer".

"C'est en alliant ces deux aspects que nous arrivons à faire de la bonne surveillance. Une fois que vous avez bien surveillé, il faut maintenant intervenir avec des moyens d'intervention mis à notre disposition par l'Etat qui a fait beaucoup d'efforts sur ce plan", a soutenu Wade.

Sur la lutte contre l'émigration clandestine, le Contre-amiral a indiqué que la marine sénégalaise est dans la phase d'interdiction, car il y a du travail à faire à terre auquel l'armée de mer participe avec différents acteurs dans le cadre de la prévention.

"Si la prévention ne marche pas, il faut intervenir, un domaine de compétence de la marine. C'est une affaire combinée entre la Marine et les autres acteurs qui permettent d'empêcher les départs en mer de manière clandestine qui ont repris ces derniers temps", a fait savoir Wade.

Des représentants de 34 pays africains et européens participent à ce symposium de deux jours, selon les organisateurs.

Il a pour, entre autres objectifs, de constituer une plateforme de discussions sur l'emploi des moyens opérationnels adéquats par les marines afin de contrer les différents fléaux sécuritaires en mer et dans le milieu fluvial.

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