Burundi: 300 personnes, dont 90 enfants de la rue, arrêtés lors de rafles de la police

Vue de Bujumbura, capitale du Burundi.

Il y a trois jours expirait l'ultimatum lancé par le gouvernement burundais aux enfants de la rue, mendiants et autres vagabonds. Les autorités sont passées à l'action. À Bujumbura, ce sont près de 300 personnes, dont 90 enfants de la rue qui ont été arrêtés lors de rafles de la police.

Mais la société civile estime que cela risque d'être encore une fois, un coup d'épée dans l'eau, comme par le passé.

Plus de 7000 enfants et des milliers de mendiants et autres vagabonds écument les rues des villes du pays, surtout Bujumbura la capitale économique, au risque d'être sanctionnés conformément à la loi. Le gouvernement est finalement passé à l'action à travers tout le pays, selon le ministère en charge de la Solidarité nationale et les droits de l'homme qui a chapeauté l'opération.

Le secrétaire général du ministère en charge de la Solidarité et des droits de l'homme, Félix Ngendabanyikwa, a assuré, jeudi, que le gouvernement s'était préparé pour éradiquer définitivement des pratiques qu'il avait qualifié d'" ignobles ", il y a deux semaines. Les mendiants adultes, dit-il, vont être jugés et condamnés, et les enfants de la rue reconduits dans leurs familles.

" On a préparé des centres où ils vont passer le moins de temps possible, juste le temps qu'on identifie leurs origines. On va également travailler sur leurs parents, pour que cette pratique de mendicité cesse définitivement dans notre pays. Certains disent que ce n'est pas la première fois qu'on le fait, et qu'on ne va pas y arriver une nouvelle fois. On va éradiquer ce phénomène cette fois, toutes les mesures nécessaires ont été prises. On ne va pas s'arrêter cette fois ", détaille Felix Ngendabanyikwa.

Mais des sources associatives assurent que déjà, la plupart des milliers d'enfants de la rue et de mendiants de Bujumbura se sont mis au vert, " en attendant que l'orage passe ".

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.