Ile Maurice: Mario Armel - 60 ans de carrière sous le signe de la transmission

Une légende de son vivant. Cette année, Mario Armel célèbre ses 60 ans de carrière. Son souhait le plus cher c'est de transmettre sa musique aux jeunes. Chez les Armel, les notes de musique coulent dans le sang. "Je viens d'une famille où on a toujours fait de la musique", déclare Mario Armel. À 75 ans, il passe le relais à ses enfants, dont Ilario, qui fait de la musique au niveau professionnel depuis trois ans, avec deux albums à son actif et des arrangements musicaux à l'étranger. "Je suis né entouré de musique. Elle était présente quand j'étais dans le ventre de ma maman.

Je ne fais pas de la musique parce que je veux être comme mon papa, mais parce que je l'aime et qu'elle fait partie de moi. Avec le temps, ma musique s'est développée. Auparavant, on ne me connaissait que comme le fils de Mario Armel. Petit à petit, je me fais un nom dans l'univers musical", confie Ilario Armel.

C'est avec lui que Mario Armel compte marquer ses 60 ans de carrière. "Ilario va produire un album qui sortira l'année prochaine", explique-t-il. À Ilario de préciser : "Des singles extraits de l'album sortiront dès cette année." Cet opus s'inscrit sous le signe de la transmission, car outre avoir toujours été présent pour soutenir la carrière d'Ilario, Mario Armel souhaite aussi partager ses connaissances et ses expériences musicales avec les jeunes. "Cet album, je vais le faire avec plusieurs jeunes qu'Ilario côtoie", souligne Mario Armel.

Il va non seulement faire des duos avec ces jeunes, mais également composer et écrire les paroles des chansons avec eux. Celui qui est connu pour son style de musique fusion avantgardiste souhaite voir la musique mauricienne évoluer et prendre encore d'autres couleurs.

Quand on sait que son fils Ilario a un penchant pour l'électro, la pop, le rock et maintenant pour la musique latine, c'est dire que le prochain opus d'Ilario et Mario Armel promet bien des saveurs. Encore plus savoureux que le célèbre "Carry poson" du père. "Papa adore ce que je fais. Il me dit que c'est une progression de la musique", souligne Ilario.

"Je n'ai jamais voulu que mes enfants fassent de la musique leur métier, car c'est un métier ingrat. Pendant ces 60 ans de carrière, j'ai connu des hauts et des bas, mais les bas ont été constructifs. Au début, je ne connaissais pas la valeur de l'argent. J'ai déjà joué dans trois fancyfairs en un jour et j'attends toujours le cachet", confie Mario Armel.

Place maintenant à la transmission. "Cela ne veut pas dire que je vais arrêter, mais céder petit à petit la place. Si on ne passe pas le relais, il n'y aura plus de relève. C'est à nous, je veux dire les artistes de ma catégorie, aujourd'hui âgés de 60 ans et plus, de guider les jeunes. Il ne faut pas être égoïste", affirme Mario Armel.

Cette transmission est, pour Mario Armel, très importante pour la progression musicale. "Je ne suis pas un expert en musique, me mo zorey pa aksepte sertin lamizik. Certains se contentent de faire une chanson avec trois phrases ou ils ne savent tout simplement pas chanter. Pire, la diaspora ne trouve pas mieux que de les inviter à représenter Maurice à l'étranger. Une chanson doit avoir un bon texte et une belle musique. Si la musique va et qu'on vient dire n'importe quoi, cela ne va plus." Mario Armel reconnaît qu'il y a des jeunes doués mais qui ont besoin d'être guidés. "Si napa gid zot aster, fini."

Sur l'album, outre son fils Ilario, on retrouvera Chris Matthieu et Junior Marina. Des pourparlers sont en cours pour la participation d'une jeune artiste remarquée pour ses écrits et sa musique depuis quelques années.

En sus de la sortie de l'opus, Mario Armel prévoit également un concert en novembre de cette année. Mais ni la date, ni le lieu ne sont arrêtés. En attendant, le chanteur propose à ses fans de le retrouver pour un thé dansant le dimanche 28 août à Beau-Bassin. Il convient de le contacter pour l'obtention des billets.

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