Congo-Brazzaville: Le hareng se fait rare et coûte de plus en plus cher à Pointe-Noire

Le hareng est incontestablement le poisson le plus prisé par les populations de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo-Brazzaville. Mais il se fait de plus en plus rare et son prix est élevé. Les marchands dénoncent la surpêche pratiquée notamment par les Chinois et appellent les autorités municipales à combattre la flambée des prix de toutes les denrées.

Dans le marché dit " Guenin ", à Pointe-Noire, avec ses étals érigés sur un seul côté, Madeleine a ses mains sur les hanches. Au loin, elle regarde deux bateaux en rade sur l'océan. Cette marchande quinquagénaire propose des petits harengs. " On ne voit plus que de grandes espèces, parce que les Chinois ont tout pêché ", dit-elle, visiblement en colère.

Elle se plaint surtout du fait qu'elle achète du poisson très cher auprès des pêcheurs et le revend sans marge. " Le hareng (une caisse de 20 kilos) coûtait 20 000 francs CFA (environ 30 euros), mais aujourd'hui, il revient cher. Ça grimpe parfois jusqu'à 40 000, 50 000, voire 60 000 francs CFA (plus de 90 euros). Même les autres poissons, ils nous le vendent toujours cher parce qu'il n'y a aucun contrôle. Ce n'est pas normal. Nous sommes pourtant au bord de l'océan ", déplore-t-elle.

D'autres espèces de poissons subissent la même flambée des prix. C'est le cas du poisson barre, comme l'explique cette marchande sous couvert d'anonymat : " Avant, les pêcheurs remplissaient les caisses de poissons et ne les pesaient parfois pas. Mais aujourd'hui, quelques 20 kilos reviennent à 75 000 francs CFA, parfois 100 000 francs CFA (plus de 150 euros) ", s'exclame-t-elle.

Les commerçants de Pointe-Noire attendent de leur toute nouvelle maire, Evelyne Tchitchelle, qu'elle agisse sur la maîtrise des prix.

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