Madagascar: Propriétés foncières - Les paysans d'Ambahikily contestent la gestion de la plaine de Bas Mangoky

Ce cas d'Ambahikily remet en cause la tenue et l'aboutissement du colloque sur les propriétés foncières qui a été récemment mené en grande pompe au CCI Ivato. Il est dit que celui-ci a pour objectif principal de résoudre les problèmes empêchant l'attribution de terrains cultivables aux Malgaches. Des paysans ayant exploité la plaine du Bas-Mangoky se soulèvent actuellement face à la manière dont l'Etat compte gérer le partage de ce terrain pour développer la riziculture à Madagascar. Parlant au nom de ces paysans d'Ambahikily, Durlin Raharison n'a pas dissimulé sa déception disant que ses compatriotes ne pourront bénéficier que des 25% de la surface qu'ils ont exploités avant les travaux d'aménagement effectués par le financement de la Banque africain du Dévéloppement (BAD) sur cette plaine. Si tel sera le cas, il affirme que cela va à l'encontre de la promesse faite par le gouvernement à ces paysans auparavant.

D'après lui, les paysans qui sont les principaux bénéficiaires de ces travaux devraient, selon la convention initiale, rester propriétaires des 75% de leur terre et les 25% devront être cédés à l'Etat. Cette nouvelle disposition prise par l'Etat aurait fait suite à l'application d'une nouvelle disposition appelée " valeur vénale ". Une mesure qu'il estime inappropriée au souhait du régime actuel, à savoir la résolution des problèmes fonciers qui constituent un blocage au développement du pays. A cet effet, Durlin Raharison veut attirer l'attention des autorités compétentes sur cette mesure qu'il qualifie d'injuste.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.