Afrique: Les Partenariats public-privé présentés comme alternative à l'endettement

Atelier de sensibilisation des membres du Collectif des Journalistes Economiques du Sénégal (COJES) sur le nouveau cadre des partenariats public-privé (PPP), le 1er octobre 2022 à Saly (Sénégal)
4 Octobre 2022

Le Partenariat public privé (Ppp) qui est un mode de contractualisation permettant de réaliser des Infrastructures ou de faire exécuter des services constituent une solution alternative à l'endettement des pays en Afrique.

Cette conviction de M. El Hadj Ibrahima Bouthoute Mané, Directeur général de la coopération, des financements extérieurs, du développement du secteur privé et des partenariats.

Il l'a partagé en marge de l'atelier de sensibilisation que le ministère de l'Économie, du plan et de la coopération du Sénégal a organisé le samedi 1er octobre 2022, au bénéfice des membres du Collectif des Journalistes Économiques du Sénégal (Cojes).

M. Mané rappelle que cela fera bientôt une année au Sénégal que le décret d'application n°2021-1443 du 27 octobre 2021 de la nouvelle loi n°2021-23 du 02 mars 2021 relative aux contrats de partenariat public-privé a été adopté pour faire des PPP un levier important de l'atteinte des objectifs du Plan d'Actions Prioritaires Ajusté et Accéléré (PAP 2A).

Un plan dont 40% du financement, représentant un montant de 4.770 milliards, est attendu du secteur privé.

A l'en croire, ce nouveau cadre des PPP à la fois flexible et plus attractif, prend en compte les bonnes pratiques ainsi que les spécificités afférentes à l'environnement des affaires du pays.

Et ceci, poursuit-il, pour permettre une réalisation substantielle de projets PPP de qualité en mode Fast-Track, créateurs d'emplois, tout en assurant une sécurité juridique des parties s'engageant sur du moyen et long terme.

La nécessité de s'appuyer sur le lever Partenariat public-privé comme alternative pour les pays africains s'impose dans la mesure où, en croire M. Moustapha Djitte, Expert juridique PPP, de récentes estimations de la Banque mondiale confient que les besoins en termes d'investissements dans ce domaine sont de l'ordre 130 à 170 milliards de dollars par an.

Ce qui, à son avis, justifie la définition de nouvelles stratégies de développement et l'adaptation des approches d'investissement pour mieux capter les financements et l'expertise du privé en vue de les mettre au service de la réalisation de projets publics autrement redimensionnés.

Pour cet expert juridique en PPP, ce nécessaire réajustement paradigmatique ouvre de larges perspectives pour l'outil partenariat public-privé qui repose sur une forme de collaboration équilibrée entre, d'une part, un secteur public soucieux de la matérialisation diligente et optimale de ses projets d'infrastructures.

D'autre part, poursuit-il , des opérateurs économiques capables de développer des solutions techniques et technologiques les plus abouties grâce au soutien de solides groupes financiers résolument déterminés à mettre à disposition les capitaux nécessaires lorsque les conditions d'un retour sur investissement sont garanties.

Au vu des enjeux, le ministère de l'économie, du plan et de la coopération pense qu'il est crucial d'assurer l'appropriation et la maitrise de ce nouveau cadre des PPP avec l'ensemble des parties prenantes dans les PPP.

D'où l'importance de la campagne « Tabax sunu PPP, ngir tabax sunu reew » (Concevoir des PPP de qualité pour construire notre pays, ndlr).

Un programme qui, selon Lamine Lô, directeur des financements et partenariats public-privé vise la vulgarisation de la réforme et échanger sur le bilan des activités réalisée durant la première année de mise en œuvre.

Cette initiative faisant la promotion de ce mode de contractualisation qui permet de réaliser des Infrastructures ou de faire exécuter des services, compte sensibiliser les investisseurs locaux sur les opportunités des PPP.

Mais aussi, poursuit la même source, partager la vision de la stratégie du Sénégal auprès des investissements et des partenaires.

Ceci, précise M. Lô, en vue de parvenir à l'appropriation du cadre par les différents intervenants notamment l'administration centrale et les collectivités locales.

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