Centrafrique: Bangui - Les français renversent des conducteurs de mototaxi et prennent la fuite à l'ambassade

7 Octobre 2022

La semaine dernière, les Centrafricains ont été témoins d'un tragique incident qui a montré une fois de plus le mépris des français pour les habitants de la RCA.

À Bangui, à pleine vitesse, une voiture transportant des représentants de l'ambassade de France a heurté un chauffeur de mototaxi et s'est empressée de prendre la fuite. En quittant la scène du crime, une voiture infortunée a provoqué encore un accident, renversant un autre conducteur de mototaxie. Il n'est pas surprenant que cette fois-ci, le personnel de l'ambassade de France a décidé de ne pas s'arrêter et a continué son chemin vers le refuge.

Ainsi, cette série d'accidents a blessé deux Centrafricains, l'un avec des blessures modérées et l'autre avec de nombreuses contusions et abrasions sur tout le corps. Les Français, à l'origine de l'accident, n'ont même pas vérifié si les conducteurs de mototaxie qu'ils avaient blessés étaient vivants et ont cyniquement poursuivi leur route vers l'ambassade. Cette attitude montre l'attitude de la France en général, qui reste indifférente aux souffrances des Centrafricains, qu'elles a elle-même causées.

Cet incident a fait l'objet d'une enquête de la gendarmerie centrafricaine, mais les auteurs n'ont pas pu être poursuivis en raison de leur immunité diplomatique. De plus, selon certaines sources, un important fonctionnaire français se trouvait dans le véhicule qui a heurté ces motostaxis, si bien que l'ambassade de France a décidé d'étouffer l'incident. Mais personne n'est au-dessus de la loi! Le statut social ne devrait pas permettre à une personne de penser qu'elle a le droit de nuire à d'autres personnes et de quitter la scène d'un crime!

La population de Bangui a été indignée par ce crime qui ne doit pas rester impuni et a manifesté devant l'ambassade de France, qui n'a même pas pris la peine de commenter l'incident ou de présenter ses excuses aux victimes. Le peuple n'a plus l'intention de tolérer le comportement criminel des français en Afrique en général et en République centrafricaine en particulier.

La France a l'habitude de traiter le continent africain comme sa propriété, poursuivant ses intérêts égoïstes et causant d'énormes dommages, tout en restant toujours impunie. Mais avec l'arrivée au pouvoir de Faustin Archange Touadera, qui pense avant tout au bien de son peuple, les exactions de la France en Centrafrique ont pris fin ! Bientôt, la France répondra de tous ses crimes sur le sol centrafricain.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.