Sénégal: Macky Sall appelle à faire de la masculinité positive "un nouvel état d'esprit"

Dakar — Le chef de l'Etat sénégalais et président en exercice de l'Union africaine, a invité, jeudi à Diamniadio (ouest), à faire de la masculinité positive "un nouvel état d'esprit pour une société plus juste et plus accueillante pour les femmes et les filles".

"Alors que nous célébrons dans deux semaines la Journée internationale de lutte contre les violences à l'égard des femmes, faisons de la masculinité positive un nouvel état d'esprit pour une société plus juste et plus accueillante pour les femmes et les filles", a déclaré Macky Sall.

Le président Sall intervenait à l'ouverture de la 2éme édition de la Conférence de l'Union africaine sur "la masculinité positive dans le leadership pour éliminer la violence contre les femmes et les filles".

Les anciennes présidentes du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf et présidente d'honneur du Réseau des femmes leaders, de Maurice, Ameenah Gurib-Fakim, et de la République centrafricaine, Cathérine Samba Panza, prennent part à cette rencontre.

Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, des diplomates, etc., participent à la Conférence de l'Union sur la masculinité positive dont la première édition s'était tenue à Kinshasa en novembre 2021.

Sont également présentes la ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection des enfants, ainsi que Bineta Diop, Envoyée spéciale du président de la Commission de l'Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité.

Après la Conférence de Kinshasa, dont la Déclaration et l'Appel à l'Action ont été endossés par le sommet de l'Union Africaine de février dernier, "la voie est tracée pour l'élaboration d'une Convention sur la lutte contre les violences faites aux femmes", a souligné le président sénégalais.

Macky Sall a soutenu que la rencontre de Dakar "doit capitaliser cette dynamique pour que cette rencontre ne soit pas un effet de mode qui s'évanouit avec la fin de ses travaux, mais le catalyseur d'énergies positives à l'échelle nationale et continentale pour une tolérance zéro contre les violences faites aux femmes et aux filles".

"Nous sommes ici pour susciter une prise de conscience, mais aussi pour agir contre toute forme de violence à l'endroit des femmes et des filles", a-t-il ajouté, soulignant que "'cette violence n'est pas que physique".

Selon lui, "elle est aussi morale, par le harcèlement, les menaces, les insultes et autres propos désobligeants ou humiliants qui blessent autant, sinon plus que les violences physiques".

Il estime que "lutter contre ces pratiques d'un autre âge est d'autant plus juste et légitime qu'aucune religion, aucune loi, aucune règle sociale ne fait l'apologie de la violence contre un être humain".

"Bref, selon lui, il ne saurait y avoir de fondement légal ou moral à la violence, sous quelque forme que ce soit".

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