Sénégal: Transport public - Le défi de la modernisation des véhicules au Sénégal

17 Novembre 2022

Lancé il y a un an et demi, le Fonds de développement des transports terrestres (Fdtt) a organisé, hier, un atelier d'information et de partage sur les études et les activités liées à la modernisation du système de transport public. La principale mission que lui a confiée l'État suite à une forte doléance des acteurs du transport.

À côté de la réalisation d'infrastructures routières et autoroutières et d'un système de transport de masse incarné par le Train express régional (Ter) et le Bus rapid transit (Brt) bientôt en service, le gouvernement du Sénégal, par souci de cohérence, s'inscrit dans une dynamique de modernisation du système de transport public. C'est tout le sens de la mise en place du Fonds de développement des transports terrestres (Fdtt) dont la mission est de faciliter, principalement, le renouvellement du parc de transport public, mais aussi la transformation des gares routières en espaces de vie digne de ce nom.

Après sa création en juillet 2020, cet organisme de financement de l'investissement et de l'exploitation du système de transport public a fait mener une série d'études sur son plan stratégique, sur l'état des lieux du renouvellement du parc, sur le schéma directeur des gares routières, mais également sur un manuel de procédures. Les résultats de ces différentes études ont fait, hier, l'objet d'un atelier d'information et de partage auquel ont été conviés l'ensemble des acteurs du monde des transports qu'ils soient du public ou du privé.

Administrateur du Fdtt, Babacar Gaye explique cette démarche par un souci de conférer au Fonds un système d'organisation et de fonctionnement des plus efficient et efficace. " Étant une nouvelle structure, ces études étaient nécessaires pour jeter les jalons d'une bonne gouvernance, mais surtout pour une visibilité et une appropriation de la mission par les acteurs ", a-t-il déclaré, hier, lors de l'ouverture de l'atelier qui s'étalera sur deux jours. Il a précisé que ces études devront être validées par le Conseil d'administration.

Aux yeux de Babacar Gaye, la mise en place du Fonds de développement des transports terrestres marque un tournant important dans la recherche continue de modernisation du système de transport public en ce sens qu'il renforce le dispositif de financement et d'accompagnement des opérateurs. Dans cette perspective, le Fdtt devra relever le défi du renouvellement du parc de transport public. Une volonté souvent exprimée par les gouvernants et les acteurs, mais peu concrétisée. Mais cette fois-ci, l'engagement semble y être et les conditions pour l'atteindre paraissent réunies. " Le Fdtt a un rôle de véhicule financier pour booster la modernisation du secteur et le renouvellement du parc. C'est un processus dynamique ", a affirmé M. Gaye.

Toutes les catégories de véhicules concernées

Avec le Fdtt, il ne s'agira pas seulement de remplacer les fameux " cars rapides ", " ndiaga ndiaye " ou " sept places ". Cette fois-ci, toutes les catégories de véhicules sont concernées : taxis, minibus, bus, camions, " bref tous les véhicules de transport d'une manière générale ", a précisé Gora Khouma, vice-président du Conseil d'orientation du Fdtt. Un organisme, a-t-il rappelé, dont la mise en place est une demande des professionnels du transport. " C'est nous qui avions réclamé la création de ce Fonds afin de renouveler le parc de transport public et de moderniser les gares routières. Nous nous félicitons de la réponse favorable de l'État ", a déclaré le Secrétaire général de l'Union des transports routiers du Sénégal. Gora Khouma a insisté sur le fait que les transporteurs ne veulent pas de renforcement du parc, mais de renouvellement. Une précision de taille qui a tout son sens, à l'entendre parler. " Renouveler, c'est retirer un ancien véhicule de la circulation pour le remplacer par un autre neuf. C'est cela qui nous fera avancer. Les conditions fixées par le Fdtt nous conviennent. Ainsi, nous ferons une tournée nationale pour informer et sensibiliser les professionnels du transport. Au besoin, nous recueillerons et tiendrons en compte leurs doléances et avis. Le but, ce n'est pas de leur forcer la main, mais de discuter et de trouver les meilleures formules pour que tout le monde soit impliqué ", a ajouté Gora Khouma.

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