Afrique: Alors que la pression monte entre Kinshasa et Kigali, Nairobi III - Rencontre de dernière chance aujourd'hui au Kenya

Le Président angolais avec ses homologues de la RDC et du Rwanda

A 24 heures de la tenue, sauf imprévu, de la rencontre aujourd'hui lundi 21 novembre à Nairobi dans le cadre des pays membres de la Communauté de l'Afrique de l'Est, la pression monte entre Kigali et Kinshasa. Le président kenyan, William Ruto, est arrivé hier dimanche 20 novembre à Kinshasa pour tâter les pouls du côté congolais. Le Kenya craindrait que le président Tshisekedi ne fasse le déplacement de Nairobi.

Des signaux négatifs ont été lancés lors du sommet de Djerba en Tunisie. Le Premier ministre Sama Lukonde qui conduit la délégation congolaise à ces assises, a commencé par boycotter la photo officielle des chefs d'Etats et de gouvernement à l'ouverture samedi dernier. On croit savoir qu'il n'en a pas été autrement à la clôture. Du côté de la délégation congolaise, on explique que "c'est un signe voulu de désapprobation". "On ne peut pas nous afficher sur une photo avec le président Paul Kagame", signale une source relayée par plusieurs médias.

En outre, la RDC estime que la secrétaire générale de l'OIF, la Rwandaise Louise Mushikiwabo est loin de présider aux destinées des pays francophones sous sa responsabilité. En ce qui concerne le dossier de la guerre, le Rwanda sort de sa neutralité en alignant toute l'organisation sur une tendance pro-Kigali. Dans son interview sur Tv5, Louise Mushikiwabo a déclaré qu'il y a " des éléments en RDC, juste à la frontière du Rwanda, qui sont une menace pour la sécurité du Rwanda ". Des propos qui ne passent pas du tout côté congolais.

Par ailleurs, la République démocratique du Congo s'est résolue de s'opposer à la reconduction au poste de secrétaire général de Mme Louise Mushikiwabo, dont le renouvellement du mandat à la tête de l'organisation internationale de la Francophonie (OIF) constitue un enjeu du 18ème Sommet de cette organisation intergouvernementale en cours jusque hier 20 novembre à Djerba en Tunisie. Cette option a été levée au cours d'une réunion tard dans la nuit du 18 au 19 novembre autour du premier Ministre Sama Lukonde.

Il sied de reconnaitre, cependant, que la marge de manœuvre dont dispose Kinshasa pour bloquer le renouvellement du mandat de l'ancienne ministre des Affaires étrangères du Rwanda, est vraiment réduite. La pratique au sein de l'OIF consacre la désignation ou la reconduction du secrétaire général par consensus. En plus, Mushikiwabo est l'unique candidate à ce poste cette année. Elle va, sans aucun doute, être reconduite pour un nouveau mandat de quatre ans.

Louise Mushikiwabo a pris les rênes de l'Organisation internationale de la Francophonie en janvier 2019. Elle est la deuxième femme à occuper ce fauteuil. L'OIF compte 88 Etats et gouvernements dont 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs.

Reprise des combats

Entretemps, les affrontements ont été signalés à Kibumba-Mwaro, hier dimanche entre les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les éléments du M23 soutenus par le Rwanda. Ce, en dépit des retraits du M23 de certaines localités à savoir : Rugari, Rumangabo et Kahunga, renseigne une source.

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