Congo-Brazzaville: Coopération - La ministre Lydie Pongault renforce la collaboration culturelle avec l'Unesco et Paris

Après une séance de travail à l'Unesco, la ministre de l'Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs du Congo, Lydie Pongault, a eu une discussion constructive avec son homologue française, Rima Abdul-Malak.

Dans les heures précédant son départ vers la Malaisie, la ministre Lydie Pongault a effectué un séjour éclair à Paris où elle a traité des dossiers importants pour le Congo dans le cadre de la coopération culturelle. En particulier, Lydie Pongault a été reçue au siège de l'Unesco, Ernesto Ottone, sous-directeur de l'Unesco, le vendredi 25 novembre. Cette rencontre était placée sous le sceau de la civilité et d'une prise de contact afin de travailler en bonne intelligence avec l'institution onusienne.

La ministre a fait remarquer que le travail avait déjà commencé avec le bureau de l'Unesco à Brazzaville. Une occasion pour elle d'adresser ses remerciements à l'endroit de l'institution onusienne à la suite de l'inscription de la rumba sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Ernesto Ottone a fait savoir que son institution porte une attention particulière à l'Afrique avec des priorités précises parmi lesquelles l'inscription du patrimoine africain au patrimoine mondial de l'Unesco avec une liste indicative plus large pour faire face, en particulier, au trafic illicite des œuvres culturelles. Un point sur lequel la ministre a rappelé à son interlocuteur que le Congo avait ratifié la convention de l'Unesco et qu'elle s'emploie à mettre en œuvre les instruments juridiques nationaux relatifs à cette convention. Sans omettre la formation des forces de l'ordre en la matière.

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Le souhait du Congo, a-t-elle ajouté, est d'inscrire différents sites historiques du pays dans le patrimoine de l'Unesco parmi lesquels le domaine royal de Mbé, le site historique de la baie de Loango, l'Ecole de peinture de Poto-Poto. La question de la restitution des œuvres, de la formation muséographique, l'échange d'expériences, la promotion et le renforcement des industries textiles ont également été au centre des discussions. L'Unesco a dit qu'elle est disposée à accompagner le Congo, en particulier, dans la mise en place d'un cadre juridique concernant la protection des droits d'auteurs et des droits voisins, en insistant sur les instruments de digitalisation des œuvres musicales.

Enfin, au terme de ce tour d'horizon sur la coopération culturelle, la ministre a indiqué qu'une édition du Fespam sera organisée en juillet-août 2023 et que le Congo compte sur l'implication de l'Unesco à cet évènement.

En début d'après-midi, la délégation ministérielle congolaise s'est rendue au ministère de la Culture française où il a été question de la formation aux métiers de la culture. Sur sa feuille de route, le plan gouvernemental prévoit de renforcer le dispositif juridique de valorisation et d'accompagnement de la culture. " Cela passe par le volet de la formation ", a confié la ministre congolaise, désireuse d'intensifier les efforts d'éducation artistique au Congo.

Un entretien qui s'est déroulé sous de bons auspices entre deux ministres réputées pour leur rigueur, arrivées à la politique culturelle au cours de cette année. Elles ont également en commun d'avoir été toutes deux conseillers de leur chef d'État respectif. À l'issue de cette réunion, les deux personnalités ont manifesté une volonté affirmée de travailler conjointement sur les dossiers de la vie culturelle à l'heure où les révolutions technologiques suscitent une énorme demande de produits culturels.

Cette visite officielle de la ministre avait commencé, le 22 novembre, par une séance de travail au Musée Quai Branly Jacques-Chirac. Sur place, après une visite guidée, elle s'était entretenue avec Emmanuel Kasarhérou, président de l'établissement hôte. " Au niveau du Quai Branly, nous avons l'histoire de l'art du monde. Ici, on peut s'identifier, on peut voyager. Chaque citoyen du monde peut retrouver ici, au Musée Quai Branly, une parcelle de sa culture ", a déclaré Lydie Pongault qui s'est fait présenter le collier du roi Makoko. Mais le président du musée a précisé qu'il s'agissait d'une copie tout en assurant qu'il fournirait des informations pour justifier la provenance du collier, ancien ornement du chef batéké.

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