Ile Maurice: Vente du terrain de Flic-en-Flac - La compagnie Ohana surprise par le refus de la coopérative de Vacoas

29 Novembre 2022

La Vacoas Popular Multi-Purpose Cooperative Society souffle le chaud et le froid. Après avoir accepté de négocier avec la compagnie Ohana, qui voulait racheter son terrain à Flic-en-Flac, le conseil d'administration de la coopérative se rétracte et refuse d'en donner les raisons.

"Nous avons les moyens. L'argent est prêt pour l'acquisition du terrain de 37,8 arpents de la Vacoas Popular Multi-Purpose Cooperative Society (VPMCS). Mais on ne sait pas pourquoi cette coopérative refuse notre offre." Propos de Dinesh Dookhit, dont le père est le directeur d'Ohana Developer Property Ltd.

Depuis le mois de juillet, cette compagnie veut faire l'acquisition de ce lopin de terre, qui a été mis en vente par VPMCS. Dans un premier temps, la compagnie a fait comprendre qu'elle est en mesure de payer la somme de Rs 650 millions pour le terrain, sauf qu'elle pouvait le faire par tranches. Elle est prête à débourser une première tranche de Rs 200 millions.

"Le 'board' s'est réfugié dans une tour d'ivoire et refuse de nous entendre."

La compagnie a retenu les services d'un notaire pour les démarches d'achat, mais selon son directeur, le board de la coopérative de Vacoas a usé de tactiques dilatoires pour conclure un accord avec elle. Il cite le refus de la coopérative de leur fournir des détails sur les bornes placées pour délimiter le terrain. À plusieurs reprises, son notaire a fait une demande en ce sens, mais la coopérative n'a pas répondu.

Selon le directeur de la compagnie, des investisseurs étrangers étaient à Maurice pour voir la location du terrain. Il ajoute que plusieurs semaines après, soit à la mi-octobre, il a reçu une lettre l'informant que son offre ne pourra pas être acceptée. "Aucune raison, aucun détail ne nous ont été fournis", soutient le directeur, qui ajoute qu'au moins le board aurait pu leur donner une explication sur son refus.

La partie mauricienne de cette compagnie qui compte des investisseurs étrangers est très embarrassée envers ces derniers. "D'abord, il y a des détails que notre notaire réclame et on les lui refuse et ensuite, il y a ce rejet sans nous en donner les raisons." Le directeur soutient que la compagnie peut prouver d'où vient l'argent et que personne ne peut émettre des soupçons sur sa provenance.

Entre-temps, des membres de la coopérative sont très remontés contre le board. "Cela fait sept ans que nous attendons qu'il y ait un développement et récemment, nous avons appris que la Mauritius Investment Corporation allait acheter le terrain et quand nous avons su qu'une compagnie allait offrir plus, nous avons eu une lueur d'espoir, mais maintenant nous recommençons à zéro", expliquent des coopérateurs dont certains ont investi plus de Rs 5 millions. Le plus grave, selon eux, c'est que le board s'est réfugié "dans une tour d'ivoire et refuse de nous entendre".

Au niveau du board de la coopérative, personne n'a voulu commenter les raisons du refus de vendre le terrain à Ohana Developer Poperty Limited. Toutefois, selon une de nos sources, la coopérative a ses raisons de refuser la vente du terrain à la compagnie et n'est pas obligée de les donner. Elle ajoute que jusqu'ici, l'étude notariale n'a pas encore fourni les vérifications nécessaires (due diligence) qu'elle devait entreprendre sur la compagnie.

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