Un sérieux malaise s'est installé au sein de l'UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) depuis que Victor Wakwenda, président de la CDP (Convention Démocratique du Parti), a décidé, au cours d'un meeting animé le samedi 12 novembre 2022, décrété la déchéance du Secrétaire général Augustin Kabuya de ses fonctions, sous prétexte qu'il se montrerait défaillant dans la gestion quotidienne de cette formation politique. De son côté, le Secrétaire a dénié à celui dont la responsabilité se limite à la direction du " Parlement " du parti, le droit de le démettre de ses fonctions.
La tension est monté d'un cran le jeudi 17 novembre, avec des échauffourées entre partisans de Wakwenda et ceux d'Augustin Kabuya, dans le périmètre du siège du parti, sur la 11me Rue, dans la commune de Limete, avec des effets collatéraux sur le boulevard Lumumba ainsi que les deux " petits boulevards " parallèles à cette voie de circulation, perturbant sérieusement le trafic routier ainsi que les mouvements des piétons.
Pendant que les esprits restent surchauffés entre les deux camps antagonistes, la Commission de Discipline du Parti vient de recadrer Victor Wakwenda, l'accusant d'usurpation de pouvoir. Selon l'instance disciplinaire du parti, celle-là même qui avait déchu Jean-Marc Kabund, de ses fonctions de président intérimaire et prononcé son exclusion définitive du parti, Augustin Kabuya reste à son poste jusqu'à nouvel ordre.
Compte tenu de l'impair commis par Wakwenda, la Commission de Discipline a décidé sa déchéance de son poste de président de la Convention Démocratique du Parti.
A en croire de nombreux observateurs, Victor Wakwenda est allé vite en besogne, dans son intention d'écarter Augustin Kabuya du staff de l'UDPS. Selon les statuts, la direction du parti devrait être assumée par un " Praesidium ", composé du Secrétaire général Kabuya, du président de la Convention Démocratique du Parti en la personne de Wakwenda, et du président de la Commission Electorale dénommé Jacquemin Shabani, tout au long de l'indisponibilité du président statutaire, qui n'est personne d'autre que le Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi, qui se trouve dans une situation d'incompatibilité de fonctions.
En clair, Victor Wakwenda n'est pas compétent pour révoquer un cadre du parti, sans passer par la Commission de Discipline, dont les décisions sont validées, en définitive, par le " Praesidium ".