Antananarivo n'est plus cette capitale des années soixante où il faisait bon vivre. L'exode rural et la surpopulation en ont fait une ville insalubre dont une partie est devenue un gigantesque bidonville.
Les électeurs préfèrent ne plus penser aux promesses qui avaient été faites lors de la dernière campagne électorale. Les rues de Tana s'étaient dégradées à un point tel que de nombreux Tananariviens n'empruntent plus les itinéraires passant par certains quartiers. Le ramassage des ordures ne se fait que partiellement à cause d'un budget insuffisant. Le slogan « Antananarivo madio no tanjona ka tadidio » est maintenant bien oublié, mais des efforts sont quand même déployés actuellement pour réparer les artères les plus endommagées de Tana.
Tana, une ville où il : ne fait plus bon vivre
Antananarivo ne mérite plus d'être appelée « ville des mille guerriers », mais plutôt « ville des deux millions de pauvres habitants ». Ce n'est pas la capitale moderne dont rêvaient ceux qui y sont nés et y ont grandi. Les projets de développement du premier magistrat de la ville n'ont jamais pu être réalisés et l'accroissement de la pagaille et du désordre a suscité la polémique. Il serait fastidieux d'énumérer tous les sujets de frustration des Tananariviens, mais aujourd'hui, on est dans une ville qui a toutes les caractéristiques d'une mégapole du tiers monde.
On observe cependant une réaction de l'État pour réparer les axes les plus endommagés de la capitale. Les automobilistes le savent gré. Mais, cela ne met pas fin aux interminables embouteillages qui encombrent la circulation. Les problèmes engendrés par la surpopulation ne font que s'accroître. L'environnement urbain se dégrade de plus en plus.
Avec lui, survient l'augmentation de l'insécurité, devenue un véritable fléau. Sa problématique doit être reposée et être l'une des préoccupations de ceux qui envisagent de se présenter aux futures élections.Tout ce qui concerne la capitale mérite une réflexion approfondie.