Les appels à la désescalade continuent au Soudan. Depuis samedi, les forces du général Abdel Fattah al-Burhan et celles du général Hemedti s'affrontent. Plus de 270 personnes ont été tuées, appelant à la fin des hostilités. Plusieurs tentatives de cessez-le-feu n'ont pas été respectées. Plus tôt dans l'après-midi mercredi, le président kényan, William Ruto a appelé à la paix dans une allocution filmée.
William Ruto s'est exprimé devant la résidence présidentielle kényane. Il a réitéré son appel pour un cessez-le-feu immédiat et un accès humanitaire sans restriction. Demandant aussi aux deux camps de coopérer avec la médiation de l'Igad, l'autorité est-africaine pour le développement, qui a prévu de l'envoyer à Khartoum, aux côtés du sud-soudanais Salva Kiir et du djiboutien Ismail Omar Guelleh « dès que possible ». William Ruto a insisté sur l'urgence de ces discussions, dénonçant l'escalade des hostilités.
« L'utilisation, sans discernement, d'armes létales et aériennes de la part des deux camps a touché des cibles militaires et non-militaires, causant des dégâts dévastateurs sur des infrastructures publiques clés, notamment des routes, ponts et aéroports », a déclaré le président kényan.
« Nous sommes également très inquiets que des personnels diplomatiques aient été pris pour cible et que des civils se soient retrouvés pris au milieu des tirs. Une tendance à la violation systémique des normes et principes du droit humanitaire international est clairement en train d'émerger. Et cette situation évolue vers une menace pour la paix et la sécurité régionale et internationale », a-t-il ajouté.
Ruto appelle à une action internationale « urgente ». L'ONU, l'Union africaine et l'Igad doivent d'après lui pousser pour « le rétablissement d'une paix durable ». Sur Twitter, il a indiqué s'être entretenu par téléphone à ce propos avec Antonio Guterres, le secrétaire Général des Nations Unies.