En Côte d'Ivoire, le Consortium de la société civile pour les élections a été lancé en début de semaine à Abidjan. Il regroupe six organisations, dont l'ONG Indigo ou encore l'Association des femmes juristes. Ce consortium va observer tout le processus électoral du scrutin municipal et régional du 2 septembre. Une manière pour la société civile de participer à la transparence et à la crédibilité des élections.
Le premier point d'attention, c'est la publication de la liste électorale, qui est actuellement en train d'être réactualisée par la Commission électorale indépendante.
Selon Drissa Soulama, le coordinateur du FOSCAO, le Forum de la société civile d'Afrique de l'Ouest, le but est de porter un regard scientifique à ce processus : « On va analyser pour voir les personnes qui sont sur la liste électorale, dit-il. Est-ce qu'on n'a pas inscrit des personnes qui n'ont pas le droit d'être inscrites sur la liste électorale ? Puisque pour pouvoir voter en Côte d'Ivoire, il faut avoir au moins 18 ans. Est-ce qu'il n'y a pas des personnes de 15 ans ou de 12 ans, qui sont sur la liste électorale ? On va analyser aussi la question des doublons. En-dehors de cela, on va regarder aussi la participation des femmes, par exemple. On va aussi l'analyser dans les différentes circonscriptions et dans les différents départements. »
Des observateurs le jour du scrutin
Des observateurs seront ensuite déployés à l'intérieur du pays pour suivre la période de contentieux concernant la publication de la liste électorale. Le 2 septembre, le jour du vote, ils observeront le scrutin dans plusieurs villes du pays. « On va faire du PVT, donc, une observation qui est basée sur un échantillon représentatif de bureaux de vote sur lequel des données vont remonter pour suivre un peu les niveaux de participation politique, pour suivre un peu le déroulement du scrutin, pour justement donner tous les gages qu'il y a eu un scrutin qui est sincère et crédible, et qui reflète la vivacité de la démocratie en Côte d'Ivoire », explique le docteur Séverin Kouamé, coordonnateur de l'ONG Indigo.
Ce travail vise aussi à encourager la participation citoyenne aux rendez-vous électoraux.