Cote d'Ivoire: Mévente des journaux - Le Gepci annonce des journées presse morte du 6 au 8 juin 2023

Les patrons de presse de Côte d'Ivoire ont annoncé des journées presse morte, du 6 au 8 juin 2023, en protestation contre Edipresse.

Le Groupement des éditeurs de presse de Côte d'ivoire (GEPCI) était en Assemblée générale extraordinaire le jeudi 25 mai 2023, au siège de l'organisation à Adjamé . Il en ressort que les mardi 6, mercredi 7 et jeudi 8 juin 2023 seront déclarés journées presse morte, en protestation contre la société de distribution Edipresse. « Du 6 au 8 juin 2023, nous allons faire une journée presse morte. Après analyse de la situation de mévente des journaux, les éditeurs sont unanimes pour dire que c'est la société de distribution Edipresse qui est à la base de tous les problèmes. Il faut donc mener une action vigoureuse, ensemble, contre cette société. Durant cette période, il n'y aura parution des journaux en physique et en numérique et pas de couverture médiatique de toutes les activités », a annoncé Lassane Zohoré, le président du GEPCI.

Ce que les patrons de presse réclament à Edipresse

Les patrons de presse dénoncent le contenu d'un courrier à eux envoyé individuellement par Edipresse le 30 mars 2023, dans lequel elle a dit envisagé de revoir à la baisse la quantité des journaux à imprimer compte tenu de certaines difficultés qu'elles a rencontrées.

En réponse à ce courrier le 20 avril 2023 le GEPCI dit avoir exigé d'Edipresse notamment, le paiement intégral des arriérés dus aux éditeurs, l'intégration dans les organes de décision de cette société de représentants du GEPCI.

Sur ce dernier point, les éditeurs de presse précisent que s'ils n'ont pas gain de cause, ils s'engagent dans la création d'une structure de distribution. Ils exigent du distributeur qu'il mette à disposition la cartographie de son réseau de distribution et qu'il mette en place une force de vente.

« Ce courrier a été déposé à Edipresse depuis le 20 avril 2023. Jusqu'à ce jour, nous attendons encore la réponse. Nous disons que trop, c'est trop ! Voici la raison pour laquelle nous avons convoqué cette AG extraordinaire afin que nous prenions ensemble nos responsabilités. Car nous sommes arrivés à un point où la survie de notre secteur d'activité est en jeu", a dit le président.

L'idée de la journée a été adoptée à l'unanimité. Entre autres revendications, les éditeurs estiment que si Edipresse doit continuer à distribuer les journaux, elle doit le faire au regard des exigences du cahier de charges. « Edipresse doit mettre à la disposition des Éditeurs, la cartographie complète des points de vente des journaux sur le territoire national, il doit intégrer dans son fonctionnement un département marketing et commercial pour le suivi et l'encadrement des revendeurs des journaux. Sur la question de l'aide publique à la presse, des propositions ont été faites à destination de l'ASDM pour l'octroi d'une subvention d'équilibre aux entreprises de presse, demande d'une subvention à l'impression ou abonnement à la publicité institutionnelle », dixit le communiqué final de l'AG.

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