Ile Maurice: L'express 60 ans - 1990, le (peu) de chemin parcouru depuis...

Il s'est écoulé 33 ans depuis ces événements. Pourtant, en les lisant, on a l'impression de parcourir la presse actuelle. La police était accusée de brutalité, les ennemis politiques contractaient des alliances sans crier gare et les loups-garous hantaient les esprits...

Presse vs pouvoir

À l'époque, il y avait un syndicat des journalistes. Le 2 février, la Newspaper & Printing Industry Employees Association, présidée par Shenaz Patel, publiait un communiqué après des propos tenus par le commissaire de police d'alors, Bhimsen Kowlessur, lors d'une conférence de presse, que «des barons de la drogue, à travers une certaine presse, tendent à semer le doute dans la population».

Il répondait à une question sur la réapparition soudaine du brown sugar à Maurice. Le syndicat avait alors condamné sa «légèreté d'esprit, voire sa désinvolture». Les propos n'étaient pas tendres. «Ce n'est pas parce qu'on est commissaire de police que l'on peut dire n'importe quoi», et dans la foulée, lui avait demandé des noms.

Le 10 février, dans une lettre ouverte au Premier ministre d'alors, sir Anerood Jugnauth, Beekrumsing Ramlallah, président de la Mauritius Union of Journalists, un autre syndicat, dénonçait la brutalité policière. «Arrogance, sprinkled with brutality, seems to have become a regular feature with some policemen (...) Prisoners on remand are often brutalised, even beaten to "confess» their guilt. (...) His Lordship Mr Ahnee was not satisfied with the way the police behaved. His Honour Magistrate Abraham after hearing a remand prisoner said the torture was reminiscent of Gestapo methods.»

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Beekrumsing Ramlallah revenait aussi sur les propos concernant la presse et la drogue et exhortait lui aussi le commissaire à venir de l'avant avec des noms car «the public has to know that there is one or more black sheep in the fold». Le chef de la police d'alors n'est jamais revenu sur cette affaire. Le 18 février, le chef juge sir Victor Glover déclarait que la presse était un «auxiliaire de la justice» et ses propos furent rapportés dans l'édition du jour.

Se référant à l'article 12 de la Constitution, il expliquait que chacun a droit à «la liberté d'avoir sa propre opinion, la liberté d'accès à l'information et la liberté de diffuser les informations et les points de vue».

Les conflits entre la police et la justice ne sont pas récents non plus. Le 2 mars, le Bar Council avait, dans une lettre, rappelé à la police que tout suspect est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie «beyond reasonable doubt». Le président de l'ordre des avocats, Anil Gayan, avait rappelé au commissaire le devoir de retenue de ses officiers sur les affaires en cours.

«One of your top officers was recently asked on television about a case and it was shocking that an officer of such experience should have been so loquacious about a case and a suspect who has not even been charged», faisant état du droit à un procès équitable pour tous. La situation n'était pas plus saine avec les politiciens et les comparatifs avec la race canine avaient déjà débuté.

Ainsi, le 2 mars, l'express rapportait que la veille, sir Satcam Boolell (SSB), alors chef du PTr en alliance avec le MSM, avait reproché à la presse les tensions entre son parti et son allié. «Bizin aprivwaz lapres, dont li a koud fwet. Sertin zournalis sovaz.» Il avait même comparé le journaliste à un animal qui ne fait que «japper». Le lendemain, le MMM condamnait ses propos alors que le commissaire de police affirmait que «la police n'a pas de comptes à rendre à la presse».

Drogue

Le 6 avril, 12 personnes en possession de 500 g de gandia avaient été arrêtées à bord d'un yacht en provenance de la Réunion, et un axe de trafic Maurice-Réunion était évoqué le lendemain dans le journal. Le 15 décembre, le Premier ministre était questionné sur le planting de drogue. Mais le mot n'était pas encore en vogue.

En réponse, SAJ avait «rejeté avec force les allégations que des membres de la brigade anti-contrebande et anti-drogue auraient placé de la drogue sur des individus (...) De telles allégations, avait-il indiqué, ne pouvaient qu'être le résultat d'une imagination fertile. Parlant des possibilités que des dépositions soient effectuées sous contrainte, le Premier ministre avait souligné que les magistrats et les juges rejettent des dépositions sur lesquelles existerait le moindre doute (...)».

Politique

Le 10 janvier, il y a du rififi à la MBC et une réunion est prévue avec le Premier ministre pour en parler. La principale raison est «l'ingérence du directeur général dans différents départements». Le 28 juillet, Guy Ollivry résume les tractations de l'arène politique en ces mots : «La politique ressemble à une musical chair.» Les tensions au gouvernement entre les alliées MSM-PTr ne sont pas cachées. Le 7 mai, le MMM se déclare prêt à affronter l'électorat seul, mais qu'une porte reste ouverte à une PTr rénovée.

Le 13 mai, SAJ affirme que son parti irait seul aux élections si le PTr réclamait 50 % des tickets. Revenant sur les tensions avec son allié, il déclare qu'il est un homme de principe et que lorsqu'il n'est pas «dakor avek politik Ramgoolam, mo ti alé, mo ti alé kouma enn gentleman». Malgré tout, la bassesse n'est pas au rendez-vous puisque le 1er mars, SAJ rend un hommage au Père de la nation.

Les semaines passent et la situation change drastiquement. Le 7 juillet, le MMM dicte ses conditions d'une alliance avec le PTr. Le 17 juillet, SSB déclare que «le paysage politique change tous les mois à Maurice». Il n'a pas tort car le 20 juillet, la télé nationale rapporte que SAJ a confirmé que les ponts sont coupés avec le PTr, et qu'une alliance est scellée avec le MMM. Mais l'alliance n'est pas au goût de tous. Vishnu Lutchmeenaraidoo confie, le 11 août, qu'il en a marre d'«embrasser les adversaires d'hier et de renier les amis d'aujourd'hui».

Toujours est-il que le 28 juillet, SSB confirme que la ligne d'action du PTr ne fléchit pas et confirme que son parti reste au gouvernement jusqu'à la fin du mandat. Il invite les Mauriciens à accueillir Navin Ramgoolam à l'aéroport le lendemain. Le 30 juillet, «le lion Navin Ramgoolam» se dit «prêt à bouffer de la chair». Il faudra attendre le 13 août pour lire que SSB cède le leadership du parti à Navin Ramgoolam, même si la nouvelle n'est «pas encore officielle». Le 11 septembre, il est déclaré «mort-né en politique» par SAJ.

Les questions parlementaires et les positions du Premier ministre donnent déjà lieu à des walk-out. Le 14 avril, SAJ refuse de répondre à une question sur les voyages ministériels, ce qui entraîne le départ de l'opposition. Le 21 avril, sir Gaëtan Duval explique, lui, que le PMSD a quitté le MSM «pour ne pas être complice de sa politique dictatoriale». Le 5 mai, il annonce être prêt pour une alliance avec les Rouges. Ses mots rapportés : «Bleu ar Rouge inn paré pou mariaz, zot ti apé dragé tou sa létan-là.»

Le 15 novembre commence une nouvelle page pour le speaker Ajay Daby. L'express annonce qu'une motion de révocation contre le speaker sera déposée à la prochaine séance, après une motion de blâme votée à 50 contre 20. Mais coup de théâtre, le speaker n'autorise pas les débats sur cette motion, comme rapporté le 21 novembre. La raison : un procès sur sa révocation contre le journal The Sun et que l'affaire est donc sub judice. Le 28 novembre, le Parlement adopte, à une majorité de 52-11, les amendements constitutionnels pour sa révocation. Le 5 décembre, lors du vote sur la motion de révocation, l'opposition quitte la Chambre.

Droits humains

Le 10 février, le gouvernement décide de ratifier la Minimum Age Convention et d'accepter la Minimum Age Recommandation adoptées par le Bureau international du travail en 1973. Cette décision met fin au recrutement d'enfants de moins de 15 ans. Le lendemain de la journée internationale des droits de la Femme, le conseil des ministres prend la décision d'amender une loi qui stipulait que seuls les hommes pouvaient faire partie d'un jury pour conférer le même droit aux femmes. Le 13 juillet, l'âge légal des relations sexuelles est revu.

Ainsi, sera amendée la Criminal Code Act afin que «les relations sexuelles avec une fille de moins de 16 ans, soient considérées comme un délit criminel», l'âge étant alors de 12 ans. Le 20 juillet, l'express annonce que le projet de loi faisant obligation aux employeurs de payer un boni de fin d'année aux employés, au plus tard le 20 décembre, sera présenté à l'Assemblée nationale par Sheila Bappoo, alors ministre du Travail.

Le 10 décembre, lors de la journée internationale des droits de l'homme, Jugnauth père déclare que «tout homme a le droit de choisir librement ses dirigeants». Cependant, plus tôt dans l'année, le 15 juin, la décision gouvernementale de faire payer une caution de Rs 10 000 pour être candidat aux élections générales avait été déclarée anticonstitutionnelle par la Cour suprême. Quant à l'éternel sujet du financement des partis politiques, le 12 décembre, SGD avait présenté une motion à cet effet. Le 18 avril, il est annoncé que le Denmark a légalisé le mariage homosexuel en octobre 1989 et que 648 couples se sont dit oui.

Les hausses

La hausse du coût de la vie n'est pas chose nouvelle. À peine finies les festivités du nouvel an, une majoration de 24 % sur le prix des boissons alcoolisées est annoncée le 10 janvier. Le 11 mars, une hausse de 16 % du prix de l'électricité est annoncée pour le 16 avril. Le 21 mars, il est annoncé que la boîte de lait Everyday de 500g est passée à Rs 29 et celui d'un kg à Rs 55. Le 7 août, la tente bazar a un goût amer, puisque le demi-kilo de margoze passe à Rs 12.

Les guerres pour justifier les hausses ne sont pas nouvelles non plus. Le 11 septembre, SAJ annonçait une hausse imminente et substantielle du prix de l'essence. Deux jours après, une augmentation de 10 % sur le prix des billets d'avion est annoncée pour le 1er octobre. La raison évoquée : la crise dans le Golfe. Le 9 novembre, la bonbonne de gaz de 12kg passe à Rs 145. Dans les autres prix, le 29 janvier, le jackpot du billet vert passe à Rs 1,5 million.

Construction

Le 20 janvier, il est question de rénover l'hôtel de ville de Curepipe. Régis Finnette, le ministre des Affaires régionales d'alors, accepte que la municipalité de Curepipe emprunte Rs 10 millions à être remboursées sur 12 ans. Le 3 février, la maquette du nouveau Palais de justice est dévoilée. Il devait coûter Rs 93,7 millions et être financé en partie par une aide d'un million de dollars de l'Inde.

Il y a une annonce, le 19 mai, de la vente d'une maison en béton sur un terrain de 150 toises à Rs 1,6 million. Le 20 novembre, on apprend que le projet de métro léger bute sur deux points : des maisons construites sur le tracé Phoenix - Quatre-Bornes et qu'il n'y avait plus de terrain autour de la station de St-Louis.

Pour faire face à la forte demande en maind'oeuvre, l'express explique, le 26 février, que le tout premier contingent de travailleurs étrangers indiens est attendu cette semaine-là. Le projet concernait la construction d'un hôtel et leur salaire devait être aligné sur celui des ouvriers locaux.

L'humour

L'humour est présent dans toutes les sphères. Une liste de 24 raisons de boycotter la Coupe du Monde est publiée le 8 juin. Costa Rica : pas d'armée, une démocratie vivante, un président prix Nobel de la paix. Trop honnête pour être vrai. Corée du Sud : des noms impossibles à prononcer (...) Angleterre : le pudding, toujours immangeable.

La politique n'est pas en reste. Le 20 novembre, il est question de remplacer le billet de Rs 5 par la pièce actuelle. Ahmad Jeewa, après avoir exprimé ses inquiétudes sur la similarité de cette nouvelle pièce avec l'ancienne pièce d'une roupie, demande au Premier ministre s'il prend «l'engagement que lors de l'émission de la prochaine pièce de Rs 5, il y aura l'effigie de son conseiller spécial»; SAJ répond, sans pause, qu'il y mettra le portrait du leader de l'opposition.

Le 28 novembre, les envolées parlementaires lors des débats sur la révocation du speaker sont publiées. Au moment de donner la garantie que ces amendements ne trahissent aucune tentation totalitaire du gouvernement, SAJ se tourne vers Ajay Daby et déclare : «By your smile it seems that you don't agree with me.» Le speaker lui répondra: «Do not translate my smile. I smile because I respect your opinion.»

L'invitation au Premier ministre par le speaker de venir le rejoindre dans son bureau surprendra tout le monde. Quelques instants plus tard, voyant le Sergeant-at-Arms faire son entrée, SAJ lui lancera, «Eh ou la bonomm ou patron la pou apel moi pa pou appel moi?» Le Sergeant-at-Arms l'informant qu'il vient justement le chercher, le Premier ministre le suit alors que feu le député Comarmond lance :«Premié minis, sirtou napa boir so kafé.»

Visite présidentielle

Le 12 juin, le président français, François Mitterrand, est en visite à Maurice. Le lendemain, l'express rapporte qu'il a déclaré que «Maurice pratique une démocratie scrupuleuse (...) Vous avez réussi la synthèse démocratie développement». Le 14 juin, à la cérémonie d'adieu à l'aéroport, SAJ déclare que «la langue et la culture françaises sont bien vivantes à Maurice».

Chagos

Le 20 janvier, la perte de la culture chagossienne est évoquée. Cela faisait 17 ans que le peuple avait été chassé de son île. Mais le retour était, déjà à l'époque, une question actuelle puisque le texte disait que «dans vingt, trente ou quarante ans, ce seront des étrangers qui débarqueront aux Chagos, pas des îlois. Ils ne sauront ni éplucher, ni étaler les cocos, ne sauront pas construire des bateaux, ne connaîtront pas la position des pâtés de coraux dans le lagon ; en un mot, ne sauront absolument rien».

Raison pour la- quelle il faut «demander la rétrocession immédiate des îles qui ne servent à rien» car seul Diego Garcia est occupé. «Il n'y a aucune raison de laisser à l'abandon tout un archipel qui s'étend sur des centaines de milles marins, de priver tout un peuple de sa patrie, de laisser mourir une culture, tout simplement parce que l'on n'a besoin que d'une île. Nous pensons que Maurice devrait exiger, nous disons bien, exiger, la rétrocession immédiate des îles qui ne servent à rien comme Salomon, Peros Banhos, Six Îles, Trois Frères et autres, en attendant qu'on nous rende aussi Diego Garcia.»

Santé

Le 14 janvier, un nouveau cas de SIDA est annoncé - un Mauricien ayant travaillé au Zaïre. Le 20 novembre, Maurice compte 17 cas, dont sept étrangers. «Seuls deux cas ont eu pour source des relations homosexuelles et un cas la drogue. Deux porteurs de SIDA sur les cinq répertoriés sont encore vivants.» La question fait aussi rage à l'international, car le 18 avril, on apprend qu'Elizabeth Taylor dément des rumeurs de l'hôpital sur sa séropositivité.

Le 31 mars, les chiffres des naissances sont éloquents. Le pays compte cinq naissances toutes les deux heures. Le nombre de naissances enregistrées au 31 décembre de l'année précédente était de 20 956. À une question de Joceline Minerve, l'Assemblée nationale apprend que sept femmes enceintes sont décédées dans les hôpitaux et une dans une clinique. Parmi ces cas, cinq avaient fait des tentatives d'avortement et les autres ont eu des complications pendant l'accouchement. Avant cela, le 18 avril, SAJ n'avait pas hésité à parler, lors d'un rassemblement, de «laisser-aller et de gaspillage au département de la Santé».

Technologie

Le 1er mars, l'express annonce que 10 500 appels téléphoniques sont enregistrés chaque heure dans le pays, soit une hausse de 18 % par rapport à 1987. L'ancêtre de Mauritius Telecom compte alors 50 000 abonnés et les prévisions sont de 90 000 pour 1993. Le portable fait ses premiers pas et Emtel compte 400 abonnés après trois premiers mois d'opération. À côté, il y a le fax, «un nouveau buzzword enrichissant le vocabulaire des bureaux» qui devient «la petite merveille des télécommunications».

Insolite

Le 22 mars, les habitants de Lallmatie se confient sur une présence mystérieuse «qui se manifeste particulièrement entre 23 h et 2 h du matin dans leur village». La vie a changé. Les hommes dorment le jour et montent la garde la nuit, les femmes ne quittent plus la maison dès qu'il fait nuit. Tous ne jurent que par le «pignon d'Inde», dont l'une des propriétés serait de repousser les mauvais esprits. Les agissements de l'esprit maléfique sont terribles. Un homme «entend sa femme émettre des sons qui lui donnent l'impression que quelqu'un est en train d'étrangler celle-ci.

Il se réveille pour lui porter secours (...) mais il se met à pleurer comme quelqu'un sous l'emprise d'une quelconque hystérie (...) Sa femme, son enfant et luimême vont dormir chez sa mère. Celle-ci armée d'un béton taillé dans un 'pignon d'Inde', se met à frapper des coups à différents endroits de la maison. Elle sent comme une présence s'emparer de son corps immobilisant d'abord ses pieds. Elle a l'impression qu'on l'étrangle et elle perd connaissance».

Ou encore, cette femme qui «dit avoir senti une présence couchée auprès d'elle. La présence a la forme d'un cadavre enveloppé dans du linge blanc. Elle veut appeler au secours mais sa gorge refuse d'émettre le moindre son». Les soupçons se portent vite sur un groupe de jeunes «qui auraient utilisé abusivement les données d'une science métapsychique à laquelle ils s'adonnent actuellement.

Ce phénomène se manifeste toujours, selon les témoignages recueillis, sous plusieurs formes: un chat, un phare (allumé) en pleine nuit, une présence diaphane. Mais le plus spectaculaire aurait été la manifestation d'une bicyclette qui roulait sans (conducteur) sur la Gandhi Lane. Les mauvaises langues disent que le tailleur qui opérait dans le coin a préféré cesser ses activités».

Le 13 décembre, le personnel d'Air Mauritius d'un vol Afrique du Sud - Maurice a du fil à retordre. Pour cause : 29 passagers sud-africains et sept Mauriciens partagent le nom de famille Naidoo. Lorsque l'hôtesse annonce par l'interphone qu'elle a un message pour un passager du nom de Naidoo, elle prend des heures pour comprendre pourquoi 36 personnes ont pris d'assaut son comptoir.

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