Les partisans du Collectif des candidats ont pu reprendre leur souffle, hier. Durant la trêve, suite à la demande du FFKM, les candidats du Collectif ont choisi de s'entretenir avec les autres forces vives de la nation avant de reprendre la manifestation, ce jour.
La ville des Mille a retrouvé son calme. Suite à la demande du Conseil oecuménique des Églises chrétiennes (FFKM), le Collectif des candidats a choisi d'observer une journée de trêve. Marc Ravalomanana, Hery Rajaonarimampianina, Hajo Andrianainarivelo, Jean Jacques Ratsietison, Auguste Paraina et Tahina Razafinjoelina ont ainsi reçu les autres forces vives de la nation, hier au Hintsy Ambohimanambola. Des plateformes politiques mais également des représentants syndicaux ont pris part à cette discussion à huis clos qui a duré environ deux heures et s'est poursuivie durant l'après-midi avec les parlementaires. En fin de journée, le Collectif a reçu la grande famille des Ampanjaka de Madagascar.
Coordination. Après un début de semaine mouvementé, ce petit break a permis au Collectif des candidats de s'organiser. « Une cellule de coordination sera mise en place au niveau des partis politiques pour synthétiser les idées et actions à faire, et les coordonner avec celles déjà établies par le Collectif des candidats à l'élection présidentielle », a d'ailleurs souligné l'ancien président Hery Rajaonarimampianina tout en soutenant que la rencontre a permis d'aligner les visions de chaque partie concernant la situation politique qui prévaut dans le pays et particulièrement l'organisation des élections.
Notons que depuis lundi, la manifestation a pris une autre tournure. Et avec cette journée de trêve, le Collectif des candidats pourrait préparer une surprise surtout pour les forces armées qui, jusqu'ici, ont bien maîtrisé la situation. En tout cas, la manif se poursuit ce jour. « Les manifestations sont suspendues aujourd'hui, nous donnons rendez-vous demain [ce jour]», a ainsi fait savoir Roland Ratsiraka sur les réseaux sociaux. « La manifestation se poursuivra demain. Nous n'avons fait que respecter la demande du FFKM », a, quant à lui, soutenu Marc Ravalomanana.
Campagne
En tout cas, le Collectif des candidats ne veut pas lâcher l'affaire. Il faut faire connaître à la population ce qu'il se passe vraiment. « Ce que nous voulons, c'est restaurer l'Etat de droit à Madagascar, le respect de la Constitution mais surtout avoir un dirigeant accepté par la population et qui respecte la Constitution. Il faut également sauver les Malgaches de cette situation. Il n'est plus question d'accepter l'oppression. Nous pouvons faire appel aux pays membres des Nations Unies pour l'envoi de Casques bleus. Ils ont des bombes lacrymogènes tandis que nous sommes venus les mains nues », a continué Marc Ravalomanana avant de souligner qu' « il faut attendre le dénouement de la situation pour parler de campagne électorale ».