(Camer.be - Douala) - Suite aux problèmes d'absence de réseau d'eau urbain dans le quartier Makepe 1 Missoke et aux retards de branchement des abonnés à Bepanda Petit Wouri, les habitants de ces quartiers ont mis en scène le problème devant le siège de la direction générale de la Camwater pour interpeller le Directeur général sur le respect de ses engagements.
Ce mardi matin du 24 octobre 2023, une trentaine d'hommes et de femmes vêtus de noir, provenant des quartiers de Makepe 1 Missoke et Bepanda Petit Wouri organisés au sein de l'association OnEstEnsemble, se sont mobilisés devant la direction générale de la Camwater située à Bali - Koumassi. Munis de bouteilles d'eau vides, de messages et d'autres récipients, les riverains expriment leur mécontentement envers la direction générale de l'entreprise qui refuse de respecter les engagements pris le 9 mars 2022.
L'accès à l'eau potable est un droit vital et fondamental pour l'être humain en général, et représente en particulier un enjeu pour les riverains des quartiers de Missoke et Bepanda petit Wouri, où sévit une situation de choléra depuis des mois. Face à des difficultés d'accès à cette denrée rare, les riverains de ces quartiers ont exprimé clairement leur besoin d'étendre le réseau d'eau urbain à travers des correspondances de relances adressées respectivement le 08 décembre 2022 et 31 mai 2023.
Malgré plusieurs rencontres et relances téléphoniques avec le collaborateur du DG, le sous-directeur chargé des études, au courant de cette année, aucune avancée n'est visible sur le terrain et le problème demeure. Monsieur Koulepou nous raconte « Depuis que notre quartier a été frappé de zone rouge par le choléra, aucune mesure n'a été prise par la Camwater pour alléger nos difficultés d'avoir accès à de l'eau potable et les riverains continuent de s'approvisionner aux sources non conventionnelles (puits et autre...) pourtant le directeur général de la Camwater a pris des engagements qu'il n'a pas respecté jusqu'aujourd'hui ».
Pourtant, le manque d'accès à une eau de qualité est source de nombreuses maladies, comme le choléra, la typhoïde, la diarrhée, ou certaines hépatites. Les maladies d'origine hydrique représentent en effet le principal problème de santé publique dans un pays comme le Cameroun, où, selon l'institut national de la statistique (INS) en 2019, quatre ménages urbains sur dix, soit 42 % utilisent l'eau provenant d'un robinet.