Sénégal: Accompagnement social - 4000 adolescentes vulnérables bénéficient des services du projet ISMEA (Responsable)

Tambacounda — Le projet ISMEA, mis en oeuvre dans six régions du Sénégal dont Tambacounda (est), a permis à quatre mille adolescentes vulnérables de bénéficier d'un accompagnement dans le domaine de l'éducation et de la santé de la reproduction, a-t-on appris du directeur de l'Action médico-sociale, Mamadou Moustapha Fall.

Cet accompagnement se traduit par paquet de services dont bénéficient les adolescentes ciblées dans le domaine de l'éducation et de la santé de la reproduction, a indiqué M. Fall, lundi à Tambacounda, lors d'une rencontre consacrée à ce projet dénommé »Investir dans la santé de la mère, de l'enfant et de l'adolescent » (ISMEA).

Selon le directeur de l'Action sociale, le projet ISMEA est un projet de l'Etat du Sénégal mis en oeuvre dans six régions du pays que sont Kédougou, Tambacounda, Kaffrine, Kolda et Sédhiou.

Dans les régions de Tambacounda et Kédougou, choisies pour la phase pilote, « 900 adolescentes avaient été enrôlées [...], qui, aujourd'hui, commencent à percevoir leur appui, leurs bourses, mais en même temps aussi commencent à être accompagnées dans ce que l'on appelle les espaces sûrs ».

« Nous avons ensuite fait le ciblage pour l'enrôlement d'autres adolescentes et aujourd'hui nous sommes à 49000 pratiquement dans les 6 régions », a souligné le directeur de l'Action médico-sociale.

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Il a expliqué que le but de cette rencontre est de partager les résultats du projet avec les parties prenantes, mais aussi d'informer les autorités administratives et de « rappeler les rôles et les responsabilités de chaque acteur pour pouvoir permettre à ces adolescents vulnérables de bénéficier cet appui ».

« Après l'étape de Tambacounda, nous allons aussi nous rendre à Goudiry, à Bakel et aussi dans la région de Kédougou », a annoncé Mamadou M. Fall.

« Les adolescents sont ciblés, parce que c'est une couche fragile. L'adolescence est un âge extrêmement difficile, donc ils sont dans une situation inconfortable, ils ne sont plus des enfants, mais aussi ils ne sont pas encore entrés dans l'âge adulte et il y a beaucoup de difficultés, beaucoup de problèmes, surtout dans cette couche », a-t-il insisté.

« Et si nous avons choisi les filles, c'est qu'elles sont encore beaucoup plus fragiles, ce qui fait que nous avons surtout ciblé ces filles-là pour les accompagner, et elles bénéficient d'une bourse trimestrielle de 50 mille francs par mois », a ajouté Mamadou Moustapha Fall.

Concernant les critères d'enrôlement, le directeur de l'Action médico-sociale a précisé que pour être enrôlées, les adolescents ciblés doivent être âgés « entre 10 et 17 ans révolus, ensuite fréquenter une école ou s'engager à être inscrit dans une formation ».

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