Congo-Brazzaville: Théâtre - Guy Stan Matingou présente les oeuvres poétiques de Serge Eugène Ghoma Boubanga

Le directeur artistique du théâtre pour l'Humain, Guy Stan Matingou, a présenté, à travers une représentation théâtrale, les oeuvres poétiques du poète et chancelier Serge Eugène Ghoma Boubanga, à l'institut français du Congo de Brazzaville.

La représentation théâtrale a porté sur le thème « Voyage intérieur », d'après les trois oeuvres du poète et chancelier Eugène Serge Ghoma Boubanga. Il s'est agi, en effet, de trois recueils de poèmes que Guy Stan Matingou a adaptés, à savoir "Derniers silences", "Vents solaires", et "Cantiques incandescents".

Dans ces oeuvres, le poète aborde des sujets comme le drame du 4 mars à Brazzaville, sa ville natale Pointe-Noire (le Kouilou, la route des esclaves, Diosso le village de son père), sa progéniture. Bref, c'est une poésie intime, très personnelle et non engagée. « Ce qui m'a poussé à adapter ces textes du poète chancelier Serge Eugène Ghoma Boubanga, c'est leur beauté et les thèmes abordés, notamment la vie sociale, ses amis qui ne sont plus de ce monde, etc. », a déclaré le directeur artistique du théâtre pour l'Humain, Guy Stan Matingou.

S'agissant des oeuvres proprement dites, dans "Derniers silences", un ouvrage de 112 pages paru en avril 2011 aux éditions L'Harmattan-Congo, il s'agit de la danse des mots qui illuminent ce recueil de poèmes. Ce qui lui donne un accent singulier dont le lyrisme puissant et grave s'exprime subtilement, à travers aussi bien la douce complainte de l'amour, la douleur face à la mort ou la sublimation de la révolte intérieure de l'être.

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Quant aux "Vents solaires", un ouvrage de 76 pages paru en juin 2013, aux éditions L'Harmattan, ces vents sont à la fois spectaculaires et apocalyptiques dans l'évolution du système planétaire, et symbolisent dans cet imaginaire poétique l'expression la plus prosaïque du désenchantement face aux doutes et aux incertitudes de l'existence. Les mots dans cette écriture engagée résonnent comme des coups de tonnerre dans un ciel morcelé et prennent une dimension subliminale, pour s'affranchir enfin de la désespérance à travers une création permanente du sens.

Enfin, les "Cantiques incandescents", un ouvrage de 124 pages paru en décembre 2015, aux éditions L'Harmattan, par petites touches, le poète, comme un peintre, dessine le pays en ayant comme point central Pointe-Noire (la ville de ses premiers amours), puis s'agrègent d'autres paysages : ceux du Djoué se jetant dans le fleuve Congo qui, à son tour, se perd avec force dans la mer... La boucle est bouclée. Bref, ce recueil se laisse à lire comme un fantasme d'une vie épanouie, généreuse, irradiant sa convivialité sur l'ensemble du territoire national et au-delà. Ce sont ces trois oeuvres poétiques du poète chancelier Serge Eugène Ghoma Boubanga que le directeur artistique du théâtre pour l'Humain, Guy Stan Matingou, a présenté à travers une représentation théâtrale.

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