En République démocratique du Congo (RDC) le parti présidentiel, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) s'enfonce dans une crise. Son chef intérimaire, Augustin Kabuya, est désavoué par une importante partie des cadres du parti qui l'accusent de mauvaise gestion, tandis qu'une autre frange lui a renouvelé son soutien. Le parti du chef de l'État congolais est-il au bord de l'implosion ?
A la tête des frondeurs, se trouve l'ancien ministre de la Santé, Eteni Longondo, qui accuse Augustin Kabuya de gérer le parti d'une main de fer. Il a été rejoint dans sa fronde par des hauts cadres du parti dont son porte-parole, des leaders des jeunes et 33 secrétaires nationaux.
Ces derniers accusent le chef du parti présidentiel d'abus, de corruption, de « gestion solitaire et personnalisée du parti » ou encore de « clientélisme ». Il est également reproché à Augustin Kabuya des « sorties médiatiques inopportunes, hasardeuses et non concertées » et son « absence de vision ».
Samedi, des manifestations ont été organisées par des militants en colère pour exiger le départ du chef du parti et la mise en place d'une cellule de crise.
Plus tôt vendredi soir, d'autres responsables du parti se sont réunis considérant les pourfendeurs d'Augustin Kabuya comme des pêcheurs en eaux troubles ne faisant plus partie de l'UDPS.
Au sein du parti, des appels fusent pour appeler le président Félix Tshisekedi à rassembler ses troupes.