Madagascar: Parkour / Charles Perrière - « Pour atteindre ses objectifs, le travail acharné est essentiel »

interview

Le troisième festival « Alefa Parkour » a été couronné de succès, faisant vibrer la capitale malgache avec des événements variés pendant deux semaines. Parmi les moments forts, la formation dirigée par Charles Perrière, un des pionniers du Parkour, a marqué les esprits. Cet événement, orchestré par l'association Traceur Gasy, a vu la participation d'une trentaine de jeunes en quête de perfectionnement dans cette discipline.

Midi Madagasikara : Pouvez-vous vous présenter ?

Charles Perrière : Je suis Charles Perrière. J'ai contribué au film *Yamakasi* en tant qu'acteur et scénariste. Je développe le Parkour en France et à l'international depuis 20 ans avec mon club et préside la commission Parkour au sein de la Fédération Internationale de Gymnastique.

M.M : Vous avez intégré le camp de formation avec le festival Alefa Parkour. Pourquoi ce choix et comment cela s'est-il déroulé ?

C.P : C'était une idée d'Antonio de mêler l'aspect artistique du Parkour avec une formation plus structurée. Cela permet de présenter les différentes facettes du Parkour, alliant créativité et rigueur sportive. Nous avons couvert la pédagogie pour les jeunes athlètes et les règles de compétition, tout en introduisant des bases solides pour le développement du Parkour. Le camp a pour but de leur offrir un aperçu professionnel du sport. C'est essentiel pour ceux qui aspirent à devenir athlètes de haut niveau, juges ou entraîneurs, afin de naviguer entre loisir et sport de compétition.

M.M : Comment les jeunes ont-ils réagi à ces formations ?

C.P : L'accueil a été très chaleureux. Les jeunes n'étaient pas habitués à une telle structuration, car à Madagascar, l'accès à ces formations est limité. Ils ont beaucoup appris et j'espère qu'ils pourront continuer à se développer en autonomie après mon départ.

M.M : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux jeunes participants ?

C.P : Je leur dirais de poursuivre leurs rêves avec détermination. Les réseaux sociaux montrent souvent des succès rapides, mais la réalité demande beaucoup de travail acharné. Soyez persévérants et mettez tout en oeuvre pour atteindre vos objectifs.

M.M : Un dernier message pour Antonio et le festival Alefa Parkour ?

C.P : Je souhaite à Antonio et à son équipe bon courage. Leur travail est précieux pour faire découvrir et promouvoir le Parkour. C'est une discipline qui inspire les jeunes et mérite un soutien plus large, y compris de la part des décideurs politiques. Je leur apporte tout mon soutien pour continuer à faire évoluer cette discipline.

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