- Les banques centrales d'Afrique du Sud et du Nigeria devraient ajuster leurs politiques de taux d'intérêt en raison de la baisse de l'inflation. L'Afrique du Sud devrait réduire son taux de référence de 25 points de base.
- La stabilité économique en Afrique du Sud, due à la stabilité du rand et à la baisse des prix du pétrole, a influencé la décision de réduction des taux.
- D'autres pays africains, dont le Maroc, le Mozambique, le Kenya, le Ghana et l'Eswatini, devraient suivre le mouvement en procédant à des ajustements de taux d'intérêt moins importants.
Les banques centrales de deux des plus grandes économies africaines, l'Afrique du Sud et le Nigeria, devraient modifier leur politique de taux d'intérêt pour la première fois depuis des années, alors que l'inflation montre des signes d'apaisement.
La South African Reserve Bank devrait réduire son taux d'intérêt de référence de 25 points de base pour le ramener à 8 %, car l'inflation semble avoir diminué pour atteindre le point médian de la fourchette cible de 4,5 % de la banque centrale. La stabilité du rand et la baisse des prix du pétrole soutiendront cette décision.
Plusieurs autres pays, dont le Maroc, le Mozambique, le Kenya, le Ghana et l'Eswatini, devraient suivre l'exemple de l'Afrique du Sud en réduisant légèrement leurs taux d'intérêt, tandis que des pays comme l'Angola devraient maintenir leurs taux inchangés, tout comme le Nigeria.
Points clés à retenir
Les analystes cités par Bloomberg prévoient un cycle de taux prudent pour les banques centrales africaines, qui se concentrent sur le maintien de taux d'intérêt réels positifs afin d'éviter la dépréciation de la monnaie. Les risques géopolitiques, qui peuvent affecter les attentes en matière d'inflation, sont également un facteur clé influençant les décisions à travers le continent.
La Tanzanie devrait également maintenir ses taux, la dépréciation continue de sa monnaie exerçant une pression sur l'inflation. Bien que la banque centrale du Lesotho suive généralement l'exemple de l'Afrique du Sud en raison de l'ancrage de sa monnaie au rand, elle devrait retarder la réduction de ses taux jusqu'en novembre, car l'inflation reste élevée à 6,7 %.