Deux évènements en un, d'abord le concert hommage à Therack, dramaturge et monstre sacré de la littérature malgache, puis à Joseph Ramanankamonjy, un autre monstre sacré mais cette fois de la peinture malgache. Et aussi deux frères de sang. Ce sera le 27 octobre à l'Havoria Anosy dès la matinée. Un stage de peinture est organisé par Vero Rasendratsirofo depuis le 19 octobre par le biais de l'atelier « Peindre à la manière de Joseph Ramanankamonjy ».
Les oeuvres des participants et participantes seront donc présentées avec des oeuvres du grand peintre Joseph Ramanankamonjy, des portraits sur soie de la collection familiale. Cela mérite un détour. Il ne reste qu'à espérer que la pluie ne vienne pas gâcher la fête. Sinon, à partir de 14h30 il y aura le concert-opéra « Eto ry Lala » rassemblant Benny, du groupe Lôlô sy ny Tariny, Voary, Ny Voamaintilany et d'autres. « Il faut savoir que Therack était avant tout un dramaturge avant d'être auteur compositeur. Il écrivait des pièces et les chansons qu'il composait étaient intégrées dans ces pièces », tient à préciser Thierry Ramangasoavina, petit-fils de Therack.
Le mot de son gendre, Régis Glorieux, pour la petite anecdote familiale : « J'ai demandé à Tonton de peindre des joueurs de Fanorona, alors il l'a fait pour moi. Je suis le seul à posséder un tableau avec cette scène ». Le choc culturel entoure le parcours artistique du peintre, né à l'aube de la colonisation, entre celui du dominant, culture conquérante et raciale, et celui des dominés, les Malgaches. Alors, comme pour garder la postérité, l'« âme malgache », par anticipation peut être, il a souvent peint des scènes de vie et des portraits. Pour ne pas tomber dans l'oubli.