Boniface Mwangi, activiste des droits humains renommé dans le pays, a été arrêté tôt dimanche matin à son domicile. Il était encore en détention dimanche soir. La police l'accuse « d'incitation à la violence », alors qu'il avait appelé à des actions de contestation anti-gouvernementale. Les réactions se sont multipliés pour demander sa libération et dénoncer une atteinte à la liberté d'expression.
C'est d'abord son épouse qui a alerté sur le réseau social X. Six individus non identifiés sont entrés au domicile familial peu après 7h, ce dimanche matin et ont emmené Boniface Mwangi. Quelques heures plus tard, les réseaux sociaux s'emparent de l'information, affirmant qu'il est en détention dans un poste de police à Nairobi.
Ces derniers jours, Boniface Mwangi avait appelé les Kényans à mener des actions de contestation anti-gouvernementales lors du marathon de dimanche. Par exemple, se couvrir du drapeau kényan ou porter des bandanas appelant à la démission du président. Ce défenseur des droits humains n'en est pas à sa première déclaration, ni à sa première arrestation. Il était aussi au coeur du mouvement de contestation qui a secoué le pays en juin 2024.
Suite à l'annonce de sa détention, ses soutiens ont envahi les réseaux sociaux pour demander sa libération. La Commission kényane des droits humains a fermement condamné son arrestation, soulignant que Boniface Mwangi ne faisait qu'exercer son droit à la liberté d'expression.