Les habitants du quartier Mbala, commune de Selembao (Kinshasa) ont exprimé, lundi 4 novembre, leur indignation de l'avancée d'un trou béant, après l'abandon des travaux de construction d'un collecteur d'eau.
Ces travaux initiés par le ministère des Infrastructures ont été exécutés par l'Office de voirie et drainage (OVD) et l'entreprise chinoise CREC 8.
Les populations riveraines de la route Nationale numéro 1 à hauteur de l'arrêt zappé, craignent beaucoup pour l'avenir de leurs parcelles en cette saiosn de pluie.
Elles s'indignent qu'avec la reprise des pluies à Kinshasa, ce collecteur inachevé avec ces eaux recueillies constitue désormais un danger permanent contre leurs habitations ainsi que la nationale numéro 1.
« Construire sans achever c'est détruire, c'est vraiment regrettable, très regrettable si le Gouvernement censé donner l'exemple, ne sait achever les travaux de construction d'un collecteur qui doit sauver la route numéro 1 au niveau de l'arrêt zappé et nous les populations riveraines », a fait savoir l'un d'eux.
Sous un regard observateur impuissant sur ce qui fut il y a six mois le chantier de lutte antiérosive quartier Mbala commune Selembao, Monsieur Wakadiasa, un résidant, regrette tout le temps perdu de la saison sèche pourtant moment propice pour parachever la construction de ce grand collecteur.
« Les Chinois nous ont promis après l'interruption des travaux de revenir à la saison sèche pour continuer les travaux. Ils ne sont jamais revenus. C'est vraiment irresponsable de la part des dirigeants », a-t-il regretté.
Le propriétaire d'une autre parcelle du quartier Mbala a accusé les entreprises CREC 8 et OVD d'avoir créé une érosion dans une érosion :
« Là où ils avaient arrêté leurs travaux, il y a encore une érosion qui se crée. L'eau qui est en train de se verser là en bas creuse encore en profondeur. C'est comme il y a une érosion dans une érosion. Il y a des fissures à certaines maisons, le ravin remonte encore vers la route principale, on se demande quand vont-ils revenir? » s'est-il interrogé.
En informel, une source de l'OVD reconnait cette situation et affirme que tant d'autres des chantiers préfinancés par les entreprises chinoises, connaissent un arrêt faute de financement de la part du gouvernement.