L'Afrique du Sud a enregistré ses premières chutes de neige significatives en novembre depuis 85 ans, surprenant les habitants alors que le pays se dirige vers l'été. Ces chutes de neige non saisonnières ont recouvert certaines parties de la province du Cap-Oriental, après d'importantes chutes de neige en septembre dans la province voisine du KwaZulu-Natal, qui ont perturbé les transports et causé la mort d'une personne.
Les rares chutes de neige du mois de novembre ont été provoquées par une "dépression", un système de basse pression apportant de l'air froid, de fortes pluies et de la neige, selon Lehlohonolo Thobela, du service météorologique sud-africain. Les autorités ont envisagé de fermer les cols de montagne en raison des conditions dangereuses.
La fréquence de ces dépressions a augmenté, en particulier au printemps, ce qui a donné lieu à des spéculations sur les liens avec le changement climatique. M. Thobela a fait remarquer que si ces phénomènes météorologiques ne sont pas nouveaux, leur fréquence croissante soulève des questions quant à l'évolution des régimes climatiques en Afrique du Sud.
Les chutes de neige inhabituelles du mois de novembre en Afrique du Sud mettent en évidence l'imprévisibilité croissante des conditions météorologiques dans la région. Si des systèmes de basse pression interrompus se produisent occasionnellement, leur fréquence au printemps peut suggérer des changements climatiques plus importants, une tendance observée à l'échelle mondiale. Les phénomènes météorologiques non saisonniers, notamment les vagues de froid et les fortes pluies, affectent de plus en plus les infrastructures, l'agriculture et la vie quotidienne en Afrique du Sud.
Les récentes perturbations météorologiques surviennent alors que le pays est confronté à d'autres problèmes liés au climat, tels que les sécheresses et les chaleurs extrêmes. Ces rares chutes de neige soulignent la nécessité de mettre en place des stratégies de résilience climatique afin de mieux se préparer aux effets potentiels du froid et de la chaleur extrêmes, qui peuvent peser sur les ressources et affecter des secteurs essentiels.