La Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH), a organisé dernièrement à Kinshasa, une formation axée sur la sécurité, au cours de laquelle les jeunes ont été appelés à affirmer leurs voix et leurs droits dans le cadre du maintien de la paix. Cet événement, de la CNDH et des associations, a mis en lumière l'importance de l'engagement des jeunes dans les processus décisionnels.
Paul Nsapu, président de la CNDH, a souligné l'importance de la participation des jeunes dans les forums internationaux tels que ceux de Genève et New York.
« Je tiens à ce que les jeunes, en collaboration avec les institutions de notre pays, prennent d'assaut ces plateformes pour faire entendre leurs voix », a-t-il déclaré lors de l'ouverture de la formation, qui s'est déroulée pendant deux jours, du 20 au 21 novembre.
La RDC, récemment élue au Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, représente une opportunité unique pour que la voix des jeunes soit entendue. Il a insisté sur la nécessité pour l'État de soutenir cette jeunesse afin d'assurer que l'opinion congolaise soit présente à chaque rendez-vous international.
La formation, co-organisée par la Fondation Chris Ngal et la Synergie des Jeunes Africains pour la Consolidation de la Paix et de la Sécurité, a abordé les résolutions 2250, 2419 et 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ces résolutions reconnaissent les rôles cruciaux des jeunes et des femmes dans la promotion de la paix et de la sécurité, tout en mettant un accent particulier sur l'inclusion numérique des jeunes pour renforcer leur participation au développement durable.
Chris Ngal, président de la fondation éponyme, a appelé les jeunes à contribuer activement au maintien de la paix, en particulier dans l'est de la RDC, une région fortement touchée par des conflits.
« Il nous revient d'organiser et d'intensifier des formations pour renforcer les capacités des jeunes. Ils doivent jouer pleinement leur rôle dans la paix et la sécurité en RDC », a-t-il indiqué.
Les résolutions des Nations Unies rappellent l'importance d'accroître la représentation des jeunes au sein des institutions et de protéger ces derniers de la violence en période de conflit. La résolution 1325, adoptée en 2000, souligne également les droits des femmes en matière de paix et de sécurité, jetant ainsi les bases d'une action inclusive et efficace.
Cette formation à Kinshasa marque un tournant dans l'engagement des jeunes congolais pour la paix. En s'appuyant sur les directives des Nations Unies, la CNDH et ses partenaires encouragent une génération à prendre la parole et à agir pour un avenir pacifique en RDC.