Le professeur Malick Ndiaye, vice-président de la Société sénégalaise d'ORL et de chirurgie cervico-faciale, a exposé hier, à Saly-Portudal, à la presse, les thèmes de leur 32ième Congrès national : «Réhabilitation en laryngologie ; Réhabilitation auditive et Cancer de la cavité buccales». Selon lui, ces trois thèmes méritent d'être discutés car étant choisi en fonction des besoins du moment par leur bureau, dans le but de rapprocher des consensus sur le plan mondial.
Il a en outre fait part des problèmes de prise en charge de la surdité et de la réhabilitation auditive. «Cette prise est très coûteuse car en dehors de la chirurgie les appareils sont très chers», a-t-il confié. Un des appareils cités à ces fins, dit-il, coûte entre dix (10) et quinze (15) millions de francs CFA. A l'en croire, la Réhabilitation en laryngologie pose problème dans leur contexte de travail car des patients présentent une sténose c'est-à-dire une fermeture du larynx, liée à d'autres facteurs, d'autres événements.
En effet, selon lui, la prise est difficile et les atteints de cette pathologie restent souvent plusieurs mois à l'hôpital. Il n'a pas manqué d'insister sur la fréquence des cancers de la cavité buccale devenue de plus en plus courante. Entre autres causes de cette pathologie, il y a l'alcool, le tabac, en plus des infections à répétition et la mauvaise hygiène buccale. Selon l'homme de l'art, la prise en charge devient facile, si les patients viennent voir tôt un spécialiste.
Revenant sur l'état de la surdité au Sénégal, le professeur Ndiaye, a relevé que la fréquence de cette maladie est difficile à déterminer. Les rares occasions de remise de dons aux souffrants montrent des milliers de personnes dans le besoin. La prise en charge de la surdité coûte aussi très cher.