Tunisie: Kaïs Saïed prend à bras-le-corps la situation environnementale - Les Tunisiens méritent un environnement sain

15 Décembre 2024

Un environnement sain, avec toutes les garanties nécessaires en vue de fournir les moyens adéquats à l'élimination des éventuels facteurs générateurs de pollution, constitue un droit élémentaire de l'Homme comme il est stipulé par l'article 47 de la Constitution tunisienne de 2022.

En effet, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes et autres approches innovantes favorisant la participation de tous les acteurs potentiels à instaurer un développement durable et de bénéficier d'un usage rationnel des ressources naturelles et d'une valorisation économique des ressources durables.

Ce sont là des concepts consacrés dans notre pays après le processus du 25 juillet 2021 et profondément ancrés dans la Tunisie nouvelle suite à la réélection triomphale du Président de la République, Kaïs Saïed, le 6 octobre 2024.

Et comme à l'accoutumée, le suivi vient d'en être confirmé par le Chef de l'Etat qui, en recevant, tout récemment, le ministre de l'Environnement, a insisté sur la nécessité de consolider la coordination entre les différents organes officiels en vue de mettre un terme, une fois pour toutes, à la situation, qualifiée, selon les propres termes du Président Saïed, de lamentable et inacceptable de l'environnement, notamment à cause du déversement anarchique des gravats et des déchets de construction.

Or, il va de soi qu'un dossier pareil ne peut être résolu du jour au lendemain, par de simples textes juridiques ou législatifs mais exige des efforts continus de toutes les parties intervenantes, plus particulièrement les citoyens, appelés à se réconcilier avec l'espace public avec un rappel de l'élan des Tunisiens, juste après la révolution du 17 décembre 2010 et l'élection présidentielle de 2019, pour ramasser les déchets.

A ce propos, le Chef de l'Etat a fortement critiqué le rendement des mécanismes chargés de l'environnement, tout en dénonçant leur inefficacité et leur incapacité à avoir le rendement positif escompté dans plusieurs régions dont Sfax, Gabès et Gafsa.

Tout en rappelant les crises des déchets suite à des "magouilles", oeuvre de parties lugubres avec des complicités douteuses pour des affaires de gros sous.

Toutefois, il est utile d'évoquer que d'autres déchets représentent des dangers autrement plus graves, en l'occurrence ceux électroniques dont la production mondiale augmente cinq fois plus vite que le rythme du recyclage documenté des déchets électroniques.

D'ailleurs, selon les dernières statistiques rendues publiques par l'Agence nationale de gestion des déchets (Anged), en Tunisie, les quantités annuelles de déchets produits sont estimées à 100.000 tonnes, alors que le nombre d'entreprises autorisées pour la collecte, le recyclage et le traitement des équipements informatiques est limité, actuellement à seulement 17.

Ainsi, à ce rythme et si rien n'est fait dans un proche avenir, on s'attend à une croissance de 50% des déchets électroniques d'ici à 2030, rien que sur le continent africain, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour les populations et les écosystèmes.

Nonobstant ces risques, ce défi pourrait au contraire constituer une belle opportunité de développement économique durable et d'emplois verts pour l'Afrique et, par ricochet, la Tunisie. L'objectif est ambitieux et exaltant, certes, mais il demeure encore long à atteindre.

En somme, le Président de la République est en train de prouver qu'il est temps de passer la vitesse supérieure dans le sens où le respect d'un environnement sain peut largement contribuer à une mise à niveau positive du système écologique et la réactivation des divers circuits, à savoir ceux de la mémoire de la terre, de l'olivier, des forêts tunisiennes, de l'eau de Zaghouan à Carthage, des villes andalouses et des îles tunisiennes.

En résumé, une économie verte et propre est une clé et une condition sine qua non pour réussir un développement durable et global devant profiter à tous les citoyens du pays.

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