La commune urbaine de Toliara figure parmi les grands gagnants de la reprise, désormais effective, du projet Base Toliara.
Les responsables de cette commune impactée par le projet minier considèrent d'ailleurs la levée de sa suspension comme une décision d'une haute importance, prise par l'État, en faveur de la région Atsimo Andrefana.
Réels bénéfices
Interrogé par les journalistes, durant les événements qui ont marqué la semaine dernière, l'annonce officielle de la reprise officielle du projet à Toliara, Dédé Vita Sidison, maire de la commune urbaine de Toliara (CUT), n'a pas manqué d'adresser ses remerciements et sa reconnaissance envers les autorités par rapport à cette décision étatique. Tout en reconnaissant que le projet Base Toliara ne pourra pas, à lui tout seul, assurer le développement de la région, l'édile de Toliara ville est convaincu du fait qu'il apportera de réels bénéfices aux communes environnantes.
Concernant plus particulièrement la CUT, Dédé Vita Sidison rappelle les contributions de Base Toliara, avant que le projet ne soit suspendu. En matière d'assainissement, il a notamment cité la dotation de camions bennes pour l'enlèvement des ordures. « Ce genre de collaboration est très important entre un promoteur de projet et son lieu d'implantation », a-t-il soutenu. Et le meilleur est encore à venir avec la reprise puisque l'apport pour la cité du Soleil touchera plusieurs domaines liés directement à la population. « Outre les nombreux emplois qui seront générés, Base Toliara apportera d'autres projets sociaux intéressants pour l'ensemble de la population, conformément au cahier des charges de la compagnie », a précisé le maire.
Belles perspectives
Pour sa part, Iadanako Ratovomanantsoa, directeur de cabinet de la CUT fait preuve de réalisme en soutenant que « ce projet relèvera le standing de vie à Toliara ». Faisant partie de ceux qui ont toujours milité pour la réouverture de Base Toliara, ce leader masikoro entrevoit de belles perspectives d'avenir de la région Atsimo Andrefana avec ce projet minier. « Nous ne pouvons pas occulter ce qui pourrait inquiéter les communautés. Mais l'État n'aurait pas laissé cette compagnie opérer si ce projet était susceptible de nuire à la population », a-t-il annoncé en ajoutant qu' « au contraire, si la décision de laisser ce projet avancer a été prise, c'est parce que toutes les parties sont convaincues de ce qu'il pourrait apporter en matière de développement ».
Un développement qui sera visible dans toutes les communes touchées par le projet dont la rubrique des dépenses prévoit des investissements dans les secteurs sociaux comme l'éducation ou la santé. Le projet développera également les activités agricoles et l'élevage dans la région. Ces investissements qui se chiffrent en centaine de milliards d'ariary vont, non seulement contribuer au développement économique local, mais renflouer également les caisses de l'État grâce aux taxes et redevances. De belles perspectives !