Sénégal: L'exposition « Identité spirituelle universelle », une invite à connaitre « ses origines »

Dakar — La Galerie nationale d'art accueille, du 7 janvier au 7 février, "Identité spirituelle universelle", une exposition de l'artiste visuelle Marianne Diakher Senghor qui se veut une invite à connaitre "ses origines".

"Ce projet est un prétexte pour se poser des questions sur qui nous sommes ? Connaitre ses origines, l'autre monde ou les autres mondes, le monde spirituel qui existe en dehors du monde matériel", a-t-elle déclaré ajoutant qu'elle travaille sur ce projet depuis 16 ans.

"Je me questionne sur l'identité au-delà de ce physique qui est matière, au-delà de cette vie matérielle, au-delà de maintenant. Connaitre ses origines, l'autre monde ou les autres mondes, le monde spirituel qui existe en dehors du monde matériel", explique-t-elle.

Yanne, de son nom d'artiste se questionne, à travers cette exposition sur l'identité au-delà du physique qui est matière, au-delà de cette vie matérielle, au-delà de maintenant.

L'exposition, composée de 86 oeuvres mêlant peintures et sculptures, se décline en neuf sous-thèmes, parmi lesquels "Guides", "Totems", "Kuus" (Lutins), "Retour à la source".

"Salma Koor" et "Ndut", un rite d'initiation en milieu sérère, mettent en exergue des figures avec des coiffes et tresses à l'africaine.

L'artiste explique que l'idée de cette exposition lui est venue après avoir visionné un film documentaire dont les costumes, les coiffes et les couvre-chefs l'ont profondément marquée.

Marianne Diakher Senghor se dit interpelée par la nouvelle tendance de la mode des cheveux naturels "cheveux indiens, issue de sacrifices dans des temples", qu'elle qualifie de "crise d'identité".

"La coiffe ne se limite pas à soigner son apparence, elle permet également d'affirmer son identité et son statut social", a-t-elle fait savoir.

Elle poursuit: »Le fait de rajouter des cheveux d'une autre sur soi et se dire que tu portes des cheveux naturels, des cheveux qui ne poussent pas sur ta tête, est un déni de soi".

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