Le 15 janvier, une annonce retentissante a marqué l’actualité gabonaise. Le président de la Transition, S.E.M. Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé à un remaniement ministériel majeur, remplaçant plusieurs ministres et intégrant de nouvelles figures au gouvernement. Un changement qui témoigne de vives interrogations.
Quels étaient les objectifs fixés à ces responsables ? Pourquoi certains n’ont-ils pas été atteints ? Les critiques se multiplient autour de la gestion de leurs portefeuilles, questionnant la pertinence de leur nomination initiale et leur capacité à remplir leurs missions.
Malgré la confusion et les vives réactions, notamment sur les réseaux sociaux, beaucoup estiment que ces ajustements étaient nécessaires, tandis que d’autres expriment des réserves. Les défaillances dans certains ministères, régulièrement pointées du doigt, alimentent le débat sur l’efficacité de la Transition.
Parmi les changements notables, on note la mutation de Mays Mouissi, ancien ministre de l’Économie, désormais à la tête du ministère de l’Environnement et du Climat. Figure appréciée du public, il reste néanmoins dans le nouveau gouvernement qui compte désormais 35 membres, contre 31 précédemment, précisent les médias locaux.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Certains ministres connus du grand public ont, quant à eux, été remerciés. On y voit, le Capitaine de Vaisseau Loïc Ndinga Moudouma du ministère des Transports, le Dr Jean Jacques Auguand au ministère de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, ainsi que Mme Denise Boukandou Moussavou qui occupait le poste de ministre de la Fonction publique.
La même source décrit que les raisons avancées pour ces départs incluent des résultats mitigés et des performances jugées insuffisantes. D’autres membres, bien que critiqués, ont été maintenus. Par exemple, Laurence Ndong à la Communication, Camélia Ntoutoume-Leclerc à l’Éducation nationale, et Régis Onanga Ndiaye aux Affaires étrangères conservent leurs postes respectifs.
Des soupçons de détournements de fonds et des attentes judiciaires
En parallèle, des enquêtes pour détournements de fonds, précisées par Gabon Media Time, ciblent plusieurs ministères, notamment celui de l’Économie et des Participations. Ces investigations concernent également la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), en pleine normalisation de son programme de délestage.
Ces soupçons ravivent les attentes envers les institutions judiciaires pour garantir une transparence et une rigueur accrues dans la gestion publique.
Alors que les regards restent fixés sur l’évolution de ces affaires, ce remaniement incarne un test pour la Transition et la capacité du gouvernement à répondre aux aspirations de la population.
