2024 a été une année de réalisations pour le ministère de la Pêche et de l'Économie bleue. Ce qui trace le chemin pour une année 2025 encore plus ambitieuse.
Pour l'année en cours, l'innovation et la durabilité seront les axes principaux du département de la pêche et de l'économie bleue. Cette ambition découle des réalisations marquantes de 2024, année où le département a joué un rôle moteur dans la promotion de l'économie bleue. En première ligne des réalisations figure le renforcement de la sécurité et des capacités des pêcheurs locaux, concrétisé par la distribution de 7 081 kits de sécurité en mer et 1 086 kits de transformation des produits halieutiques. Par ailleurs, 34 millions d'alevins ont été produits, tandis que plus de 38 000 individus ont été formés en pisciculture, algoculture et autres techniques innovantes.
Ces formations visaient à créer des emplois, promouvoir l'entrepreneuriat bleu et, par ricochet, amorcer un développement socio-économique dans les vingt-quatre régions. Sur le plan de la gouvernance, la lutte contre la corruption s'est traduite par la mise en place de mécanismes anti-corruption. En parallèle, la gestion durable des ressources marines a également figuré parmi les priorités. Ainsi, 694 hectares de mangroves ont été restaurés et des stratégies contre la pêche illégale ont été adoptées. Ces efforts ont généré des revenus substantiels, notamment 30,1 milliards d'ariary issus des redevances sur la pêche, tout en stimulant les exportations, évaluées à 731 milliards d'ariary.
Feuille de route
Fort de ces succès, le MPEB (Ministère de la Pêche et de l'Économie Bleue) envisage des actions encore plus ambitieuses pour 2025. Parmi les priorités figurent la production de plus de 40 millions d'alevins et l'installation de 1 500 étangs piscicoles. Le renforcement de la surveillance maritime sera également central, avec l'acquisition de drones et la mobilisation de 21 flottilles. En matière d'économie bleue, le ministère prévoit l'organisation du 2e Forum de l'économie bleue au mois d'avril prochain. À cela s'ajoute la mise en place de mécanismes de financement pour soutenir les entrepreneurs du secteur. Enfin, la création d'une école des pêches à Faux Cap, dans la région Anosy, et l'établissement d'un atlas maritime témoignent de la volonté d'intégrer l'éducation et l'innovation dans le développement du secteur.